30-aou-05
Chantier du Seuvarten juillet 2005 à Hoedic
Le débroussaillage du Seuvarten s’est poursuivi cet été du 18 au 20 juillet par une nouvelle équipe de volontaires encadrée par Yves Loisel et Ginette Goullianne, aidée par la municipalité avec David et des moyens mécaniques. Une centaine de mètres de muret a de nouveau été dégagée de son épaisse gangue végétale.
L’ancien chemin du Port La Croix au village reprend progressivement sa physionomie telle que l’ont connue les anciens, lorsque le bétail entretenait naturellement la végétation d’Hoedic. La question de l ‘entretien de ces murets par la suite a été posée. Il devrait pouvoir se réduire dans les années qui viennent à un broyage mécanique avec le tracteur une ou deux fois par an, de part et d’autre du muret. Il sera cependant peut être nécessaire d’intervenir manuellement encore quelques fois pour éliminer localement des repousses de ronces sur le mur lui-même.
Une deuxième équipe en 2006 ? Nous reprendrons ce travail en juillet 2006 sur le même site, avec les mêmes responsables pour l’encadrement des volontaires. Nous pourrions avoir une deuxième équipe de débroussaillage en août. Il ne manquerait probablement pas de volontaires durant ce mois très fréquenté. Mais pour cela il nous faudrait une personne qui accepterait d’encadrer cette deuxième équipe. Le travail de débroussaillage ne manque pas, nous pourrions définir avec la mairie les priorités. Il y a en particulier ce mur qui court nord-sud derrière le fort, il comporte une belle porte derrière le fort qui mériterait d’être mise en valeur.
Si vous vous sentez l’âme d’un défricheur, faites-nous signe !
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juillet 2004
Chantier patrimoine du Seuvarten
: Un ancien muret dégagé de sa gangue de broussailles.
Le chantier patrimoine organisé par
l’Association Melvan a rassemblé jusqu’à une
dizaine de volontaires pendant trois jours entre le 8 et le 10
juillet, sur le muret qui clôt le champ appelé le
Seuvarten, le long de l’ancien chemin du Port de la Croix.
Les
murets des anciens parcellaires font partie du patrimoine d’Hoedic.
Ils sont difficiles à dater mais remontent aux débuts
d’une agriculture liée à l’élevage,
c'est-à-dire probablement au Moyen-Âge. Le bétail
et les chevaux étaient, sur Hoedic comme sur Houat, en pâture
sur l’ensemble du territoire îlien. Des murets étaient
alors construits pour empêcher les animaux de pénétrer
dans les parcelles closes et non l’inverse comme cela est
le cas sur le continent.
La municipalité ayant effectué un
premier débroussaillage des abords avec le tracteur communal équipé d’un
giro-broyeur, l’équipe de volontaires pu se consacrer
au muret lui-même. Il fallut tout d’abord le dégager
de sa gangue de ronce, de fougères, d’orties et autres
végétations et extraire un épais compost de
débris végétaux retenus par un lacis de racines,
rendant l’opération particulièrement physique.
Les pierres étaient ensuite nettoyées des accumulations
de terre et de débris végétaux, et remises
en places lorsqu’elles étaient tombées.
Cent cinquante mètres ont ainsi
revu le jour après ces trois jours de travail, et le rendez-vous
est pris pour reprendre ce chantier l’année prochaine
!
Depuis l'abandon de l'agriculture à Hoedic,
dans les années 50, les parcelles anciennement cultivées
ont été délaissées et, faute d'entretien,
envahies par des broussailles qui engendrent une fermeture de ces
espaces progressant d'année en année. L'homogénéisation
du milieu qui en résulte se fait au détriment de
la diversité de la flore, de la faune et du gibier. Tout
un patrimoine historique ou préhistorique disparaît
aussi sous ces broussailles, tel l'alignement du Paluden, les anciens
murs de parcellaires, ou encore le fort Vauban (dit Fort Anglais)
devenu quasiment inaccessible et invisible sous les prunelliers
et les ajoncs. Cette emprise croissante des broussailles constitue
enfin un risque important d'incendie qui deviendrait difficilement
maîtrisable.
Les partenaires locaux sensibles à cette évolution
ont déjà réagi ainsi que le montrent deux
exemples récents de débroussaillage : celui au nord
du Grand-Étang et celui des anciens champs.
Le
chantier du Grand-Étang a été réalisé par
un chantier international de jeunes bénévoles, l'Association
des compagnons bâtisseurs de Bretagne, sous l'initiative
de l'Association de gestion du Fort, en partenariat avec la municipalité d‚Hoedic,
le Conservatoire du littoral, propriétaire du site, donnant
son aval tout en encourageant cette initiative. Ce chantier de
trois semaines effectué en juin 2003 a permis de dégager
et de restaurer une partie du muret nord de l'étang et de
celui remontant vers le Paluden, tout en re-délimitant bien
la zone humide constituée par l'étang.
Le deuxième chantier, celui des anciens
champs, a été réalisé par la Fédération
de chasse du Morbihan sous l'initiative de l'Association des Chasseurs
d'Hoedic, en y associant le Conservatoire du littoral, la municipalité et
les pompiers d'Hoedic. Une étude préalable préconise
une ouverture de certaines zones par broyage tardif et pâturage.
Le chantier de mise en œuvre a été effectué en
septembre 2003 durant deux semaines. Au total, treize hectares
de friches, de ronces et de prunelliers ont été nettoyés
par un puissant giro-broyeur : dix hectares sur le terrain communal
et trois hectares sur le terrain du Conservatoire du littoral.
Ce chantier doit être repris à l'automne prochain
pour parfaire le travail. Par ailleurs, la commune a acquis un
giro-broyeur pour l'entretien des zones ouvertes, ainsi que du
matériel de clôture permettant d'étendre la
zone de pâturage des chevaux
Rendre à l'île un aspect plus
ouvert, respectueux des anciens parcellaires, de son patrimoine
préhistorique et historique, favorable à la diversité exceptionnelle
de sa faune et de sa flore, est un travail de longue haleine. Cet
objectif est au cœur de tous ceux qui sont attachés à Hoedic.
C'est dans cet esprit que Melvan a organisé le
Chantier du Seuvarten les 8, 9 et 10 juillet.
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