Exposition "Notre-Dame-la-Blanche" à Hoedic
L’église d’Hoedic est le modèle classique de l’église rurale du Morbihan de la seconde moitié du XIXe siècle. Mais elle bénéficie d’une ornementation exceptionnellement riche pour une aussi petite et aussi pauvre paroisse.
Après sa construction en 1853, Notre-Dame-la-Blanche va être progressivement ornée et meublée par les recteurs de la paroisse.
Les principaux aménagements sont l’oeuvre du recteur Fléchant, puis du rec- teur Raude, qui font intervenir à partir de 1868 l’atelier du sculpteur de marine Guillaume-Alphonse Le Brun, basé à Lorient. C’est de cet atelier que proviennent l’ensemble des boiseries, la chaire, le confessionnal, la table de communion, le bap- tistère, de nombreuses statues et, sculptés dans un beau marbre de Carrare, l’autel, les anges et les fonts baptismaux.
En 1880, l’abbé Raude installe un chemin de Croix peint sur tôle et encadré de bois provenant de l’atelier Louis Chevet à Paris.
Dans les années 1890, le recteur Le Vu initie la commémoration de saint Goustan le 27 novembre de chaque année. En 1895, il dote le choeur de l’église de vitraux sur la vie de saint Goustan réalisés par l’atelier Antoine Meuret à Nantes. Puis, en 1896, il préside à la translation à Hoedic d’une relique du saint provenant de son tombeau dans l’abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys.
Plus récemment, en 1993, le recteur Jourda remanie profondément le chœur et fait poser trois vitraux modernes produits dans les ateliers de l’abbaye d’En Calcat dans le Tarn. À la même époque, le transept sud reçoit un grand triptyque, peint à la manière du Greco pour le film L’Incorrigible. Son réalisateur Philippe de Broca en a fait don à la paroisse.
Tout l'été au fort d'Hoedic.








