Prisonniers allemands entre Houat et Quiberon

Christophe Pannetier nous informe de cette dépêche dans Ouest France sur l’utilisation de prisonniers allemands pendant la Première Guerre mondiale pour la construction du port d’Er Beg à Houat. Les prisonniers allemands ont aussi été mis à contribution pour la construction de la calle de Port Neuf à Hoedic (Cf. Chronologie de Houat et Hoedic, G. Hatchiss, dans la Revue des deux îles n° 3). Il pourrait s’agir de la même équipe qu’à Houat détachés quelques jours à Hoedic.

Il n’est d’ailleurs pas impossible, que la calle de port Neuf ait aussi été construite avec les moellons de granite prélevé sur le fort de Houat. Il est à souligner que les deux ouvrages sont aujourd’hui détruits : le port d’Er Beg à Houat lors d’une mémorable tempête de Suet en 1951 et la calle de Port Neuf lorsque l’on a cessé de l’utiliser et d’en colmater les brèches successives. Outre la dureté de l’élément marin, la destruction des ces deux ouvrages pourrait-elle aussi résulter d’une fragilité issue de l’utilisation de moellons de granite scellés dans le fort avec un mortier de chaux et réutilisés pour les ouvrages maritimes en les scellant avec du ciment ?

Ciment sur chaux font-ils bon ménage ? J’ai entendu cette hypothèse (je ne sais plus de qui) concernant la fragilité du port d’Er Beg. Qu’en pensent les ingénieurs ?
(À moins qu’il ne s’agisse d’un sabotage de prisonniers de guerre… )

Pierre Buttin

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