Un moulage de la Dame du Douet au Fort d'Hoedic
13 juil. 2008 Catégorie : Fouilles du
Douet
Situé en bordure de mer, cet
alignement est composé de huit blocs granitiques sur une longueur
de 10 m, d’orientation sud-ouest/nord-est. Trois blocs surprennent
: un menhir anthropomorphe, une vasque aménagée et une stèle
anthropomorphe à forme féminine, la Dame du Douet. Cette stèle,
située à l’extrémité sud-ouest de l’alignement, présente deux
belles coupoles naturelles sous lesquelles des traces de percussion
constituent une ligne verticale rejoignant un aménagement de forme
triangulaire, conférant à l’ensemble la forme d’un sexe féminin et
son entrejambe. A la base de l’entrejambe, un petit vase a été
déposé, l’ouverture de celui-ci plaquée sur la roche et un foyer
formé de galets de granite brûlés et de charbons de bois a été
disposé à proximité du bloc. Des éléments céramiques et une
datation par le radiocarbone situent l’utilisation de ce site au
deuxième quart du 5e millénaire av. J.-C., ce qui fait du Douet le
plus ancien alignement connu ayant pu être daté.
Pour en savoir plus sur cette étonnante découverte et son interprétation, lire l’article de J.-M. Large dans Melvan, La Revue des deux îles n° 5 de 2008 (en vente dans les commerces de Houat et d’Hoedic, à la Librairie de Port Maria à Quiberon et dans la Maison de la Presse à Saint-Pierre Quiberon, ou auprès de l’association Melvan).
Pour en savoir plus sur cette étonnante découverte et son interprétation, lire l’article de J.-M. Large dans Melvan, La Revue des deux îles n° 5 de 2008 (en vente dans les commerces de Houat et d’Hoedic, à la Librairie de Port Maria à Quiberon et dans la Maison de la Presse à Saint-Pierre Quiberon, ou auprès de l’association Melvan).

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Acquisition Melvan : une hache polie étiquetée " île de Hoedic Port Blanc "
10 juin 2008 Catégorie : Infos
générales
Melvan vient de
faire l’acquisition (pour 370 €) d’une hache polie en silex
étiquetée « île de
Hoedic Port Blanc ». Il
s’agit d’une très belle pièce en silex noir finement polie, de
grande taille : 21 cm de long sur 5,5 cm de large et 3 cm
d’épaisseur. Son poids est de 612 grammes (voir photo
1).
Cette « découverte » est étonnante, nous n’avions aucune trace écrite signalant cet objet. La localisation indiquée, Port Blanc, est aussi surprenante car, en dehors du site gaulois en cours de fouille en haut de falaise au sud de Port Blanc, le haut et l’arrière de cette plage est aujourd’hui entièrement couvert de sable et de dunes. Néanmoins il a pu en être autrement autrefois si l’on prend en considération le texte de l’abbé Lavenot parut en 1886 :
« n°13 : Un Dolmen.
En suivant la côte de Portguen (Port Blanc) de l’endroit dont je viens de parler et en se dirigeant vers le Nord, après avoir fait une centaine de pas, on arrive à un dolmen qui parait au niveau du sol. La table a glissé sur ses supports. Cette table mesure 3 mètres de long sur 1m,30 de large. Elle est assez régulière. Ce dolmen me parait vierge. »
Si l’on suit aujourd’hui cet itinéraire de Lavenot, strictement rien n’apparaît, que du sable. Nous en avons conclus, peut-être trop vite, qu’il y avait une erreur dans cette description. Ce sable est très mobile, et il est possible que le sol ancien et d’éventuels vestiges préhistoriques aient apparu par endroit dans le passé.
L’étiquette est une piste qui pourrait permettre de remonter jusqu’au découvreur de cette hache polie si l’on arrive à reconnaître l’écriture. L’étiquette ne semble pas récente, un spécialiste pourrait peut-être la dater ? Elle devait être rectangulaire à l’origine et a été coupée et rassemblée pour la raccourcir en carré et maintenir le cadre bleu (voir photo 2). L’hypothèse d’une indication fantaisiste semble peu vraisemblable.
Nous n’avons, par contre, rien pu apprendre du vendeur qui fait le commerce de ce genre de pièces. Il nous dit tenir celle-ci d’une collection de son père, mais précise que l’écriture n’est pas celle de son père…
Référence :
Lavenot P.-M., 1886 – Îles d’Hoedic et d’Houat et la presqu’île de Quiberon : Étude géographique et archéologique. Vannes : Imprimerie Lafolye et Lamarzeille, 15 p.
Pierre Buttin
Cette « découverte » est étonnante, nous n’avions aucune trace écrite signalant cet objet. La localisation indiquée, Port Blanc, est aussi surprenante car, en dehors du site gaulois en cours de fouille en haut de falaise au sud de Port Blanc, le haut et l’arrière de cette plage est aujourd’hui entièrement couvert de sable et de dunes. Néanmoins il a pu en être autrement autrefois si l’on prend en considération le texte de l’abbé Lavenot parut en 1886 :
« n°13 : Un Dolmen.
En suivant la côte de Portguen (Port Blanc) de l’endroit dont je viens de parler et en se dirigeant vers le Nord, après avoir fait une centaine de pas, on arrive à un dolmen qui parait au niveau du sol. La table a glissé sur ses supports. Cette table mesure 3 mètres de long sur 1m,30 de large. Elle est assez régulière. Ce dolmen me parait vierge. »
Si l’on suit aujourd’hui cet itinéraire de Lavenot, strictement rien n’apparaît, que du sable. Nous en avons conclus, peut-être trop vite, qu’il y avait une erreur dans cette description. Ce sable est très mobile, et il est possible que le sol ancien et d’éventuels vestiges préhistoriques aient apparu par endroit dans le passé.
L’étiquette est une piste qui pourrait permettre de remonter jusqu’au découvreur de cette hache polie si l’on arrive à reconnaître l’écriture. L’étiquette ne semble pas récente, un spécialiste pourrait peut-être la dater ? Elle devait être rectangulaire à l’origine et a été coupée et rassemblée pour la raccourcir en carré et maintenir le cadre bleu (voir photo 2). L’hypothèse d’une indication fantaisiste semble peu vraisemblable.
Nous n’avons, par contre, rien pu apprendre du vendeur qui fait le commerce de ce genre de pièces. Il nous dit tenir celle-ci d’une collection de son père, mais précise que l’écriture n’est pas celle de son père…
Référence :
Lavenot P.-M., 1886 – Îles d’Hoedic et d’Houat et la presqu’île de Quiberon : Étude géographique et archéologique. Vannes : Imprimerie Lafolye et Lamarzeille, 15 p.
Pierre Buttin
Stèle redécouverte à houat
24 mai 2008 Catégorie : Infos
générales
Chargé de la
restauration d’une des dernières ruines du village, José Ferreira
(l’entrepreneur de Houat) la vidait des ses gravats quand, enfouie
parmi les décombres une pierre étonnante lui est apparue. Cette
pierre est en granit beige d’apparence semblable à la pierre du
pays, haute de 0,80 m sur une base octogonale de 0,30 m de
diamètre. Deux croix sont gravées sur deux faces opposées ; les
branches du bas évasées pourraient suggérer une forme
d’hermine.
Cette découverte est très intéressante et José peut être remercié pour sa vigilance dans son travail ! Nous connaissions cette pierre par un témoignage photographique de St-Just Péquart daté de 1924, avec l’intitulée « Lech à l’entrée du cimetière ». La photo est en pièce jointe et aussi reproduite p. 176 du numéro spécial de La Revue des deux îles consacré aux Péquart (n° 4 - 2007). Mais nous ignorions ce que ce « lech » était devenu !
Lech est l’ancien nom utilisé pour désigner les stèles gauloises qui marquaient l’emplacement de sépultures vers le 5e siècle av. J.- C. Souvent déplacées, elles ont également souvent été christianisées par l’ajout de croix. Cet intitulé de St-Just Péquart dans son cahier ne laisse pas de doute quant à son jugement sur la nature de cette pierre. Une expertise actuelle par un archéologue sera néanmoins nécessaire pour confirmer son statut.
Les anciens houatais ne semblent pas se souvenir de cette pierre à l’entrée du cimetière, telle que la montre la photo Péquart, ni de son retrait, ni même de son existence. La maison où elle a été retrouvée située dans le Radgel, étroite rue du village de Houat, appartenait à Bernard Le Roux jusque dans les années trente. Puis Marguerite et Augustine (nées Le Fur) en ont hérité et elle appartient aujourd’hui à Benoît Parent qui la fait restaurer. Augustine a utilisé ce logement désaffecté comme étable jusque dans les années 60 ; elle a confié à Jean Cogez : « je l’aurai remarquée si elle s’y était trouvée ! ». Comment et quand cette pierre est arrivée là reste un mystère.
Souhaitons que maintenant qu’elle a été redécouverte, elle retrouve sa place près du portail à l’entrée du cimetière, puisque c’était là sa vocation initiale de stèle funéraire.
Pierre Buttin à partir de notes de Jean Cogez
Cette découverte est très intéressante et José peut être remercié pour sa vigilance dans son travail ! Nous connaissions cette pierre par un témoignage photographique de St-Just Péquart daté de 1924, avec l’intitulée « Lech à l’entrée du cimetière ». La photo est en pièce jointe et aussi reproduite p. 176 du numéro spécial de La Revue des deux îles consacré aux Péquart (n° 4 - 2007). Mais nous ignorions ce que ce « lech » était devenu !
Lech est l’ancien nom utilisé pour désigner les stèles gauloises qui marquaient l’emplacement de sépultures vers le 5e siècle av. J.- C. Souvent déplacées, elles ont également souvent été christianisées par l’ajout de croix. Cet intitulé de St-Just Péquart dans son cahier ne laisse pas de doute quant à son jugement sur la nature de cette pierre. Une expertise actuelle par un archéologue sera néanmoins nécessaire pour confirmer son statut.
Les anciens houatais ne semblent pas se souvenir de cette pierre à l’entrée du cimetière, telle que la montre la photo Péquart, ni de son retrait, ni même de son existence. La maison où elle a été retrouvée située dans le Radgel, étroite rue du village de Houat, appartenait à Bernard Le Roux jusque dans les années trente. Puis Marguerite et Augustine (nées Le Fur) en ont hérité et elle appartient aujourd’hui à Benoît Parent qui la fait restaurer. Augustine a utilisé ce logement désaffecté comme étable jusque dans les années 60 ; elle a confié à Jean Cogez : « je l’aurai remarquée si elle s’y était trouvée ! ». Comment et quand cette pierre est arrivée là reste un mystère.
Souhaitons que maintenant qu’elle a été redécouverte, elle retrouve sa place près du portail à l’entrée du cimetière, puisque c’était là sa vocation initiale de stèle funéraire.
Pierre Buttin à partir de notes de Jean Cogez

Les Péquart dans Archéologia d'avril 2008
23 avr. 2008 Catégorie : Infos
générales
Archéologia, dans sa parution d’avril
2008, consacre une demi page à notre publication sur les
Péquart.
(La revue des deux îles n° 4, en vente sur le site)
(La revue des deux îles n° 4, en vente sur le site)

Un site de l'Âge du fer en cours de fouille à Port Blanc, Hoedic - campagne automne 2007
11 janv. 2008 Catégorie : Fouilles de
Port-Blanc
Suite à des travaux préliminaires
(sondages en 2004, fouille programmée annuelle en 2005), le site de
Port-Blanc à Hoedic fait l’objet d’un programme d’étude
pluriannuelle ; la première campagne de fouille programmée s’est
déroulée du 25 septembre au 20 octobre 2007. Ces recherches visent
l’étude d’un complexe archéologique comprenant un atelier artisanal
de production de sel associé à un habitat à architecture de pierre,
dans son contexte environnemental.
En effet, nous sommes ici en présence d’un site susceptible
d’illustrer la production gauloise de sel d’origine marine sur les
côtes atlantiques, à la fois d’un point de vue socio-économique
mais aussi d’un point de vue technologique. Les vestiges de
production artisanale sont manifestement associés, d’une part à des
installations domestiques, d’autre part à un ensemble faunique tout
à fait exceptionnel dans la région, à la fois par la qualité de
conservation des restes et par la diversité des espèces
représentées. Il s’agira ici, à terme, de déterminer si les restes
fauniques (d’origine marine et/ou terrestre) sont liés à une
consommation dans un cadre domestique (au quel cas, on disposerait
pour une fois d’un spectre complet en matière d’alimentation
carnée) ou s’ils sont à relier à une activité de conservation
(salaisons) en relation avec la production du sel par les
techniques ignigènes. Le caractère insulaire d’Hoedic (qui était
déjà une île à l’Âge du Fer) rend l’analyse de l’origine de la
faune terrestre d’autant plus intéressante.
La campagne de fouille de 2007 a permis la reconnaissance des restes de bâtiments de la fin du second Âge du Fer (2ème-1er s ; av. n. è.), dont les murs en pierre sèche à double parement mesurent près d’un mètre d’épaisseur et sont particulièrement bien conservés. L’organisation de l’espace montre d’ores et déjà des secteurs dévolus aux activités artisanales (fosses, bassins de stockage) et d’autres espaces à vocation domestique.
Les éléments architecturaux mis au jour (en particulier les murs) sont en concordance avec les structures généralement mises au jour sur ce type de sites littoraux où la pierre est disponible en abondance et ou d’épais murs en pierre sèche sont de plus bien adaptés aux conditions climatiques.
Le mobilier domestique (la céramique domestique, en particulier) est suffisamment abondant pour laisser démontrer une promiscuité entre l’activité artisanale et l’habitat. Les structures et murs mis au jour correspondent à une architecture domestique.
La présence d’amphores sur le site tend à indiquer que la communauté établie à Hoedic à l’époque gauloise ne vivait pas en autarcie mais avait des contacts extérieurs et pratiquait probablement des échanges réguliers. Il a été mis en évidence que le sel produit dans les ateliers littoraux n’était pas destiné à une consommation strictement locale mais servait aussi probablement à alimenter les communautés de l’intérieur des terres (sous la forme de pains de sel) ainsi qu’un marché extérieur beaucoup plus large (sous la forme de salaisons). Comme pour de nombreux sites de ce type, on envisage des contacts maritimes directs donnant lieu à des échanges entre amphores vinaires et sel/ou salaisons, entre autres produits possibles.
Les éléments de briquetages en argile cuite, liés à une production artisanale de pains de sel par des méthodes ignigènes, traduisent une extraction du sel d’origine marine, pratiquée selon deux technologies dont on ne peut encore dire pour l’instant si elles sont synchrones ou bien si elles se sont succédé dans le temps ; d’une part, un probable four à pont à fonctionné avec des moules en forme de barquettes, d’autre part les godets de forme cylindrique coïncident vraisemblablement avec un autre type de four (à grille ?) mettant en œuvre de nombreuses pièces de calage. La répartition de ces éléments de briquetages sur la zone de fouille laisse envisager que l’activité artisanale se pratiquait plutôt dans la partie nord du site, les vestiges de cet atelier de bouilleur de sel se trouvant immédiatement en arrière de la falaise ;
Le site de Port-Blanc donne matière à un travail d’équipe structuré
et porteur autour d’une problématique originale et de résultats
inédits, notamment favorisés par des techniques de prélèvements
très poussés appliquées à cet ensemble. Autour de cette double
problématique, l’équipe qui s’est constituée est pilotée par
Marie-Yvane Daire (chercheur CNRS archéologue) (1), responsable de
la fouille et Anna Baudry (doctorante à l’Université de Rennes 1,
archéozoologue) (1), qui coordonne les études archéozoologiques
menées par elle-même pour la faune terrestre, ainsi que par
Catherine Dupont (chercheur CNRS) (1) pour la malacofaune, Yvon
Dréano (CRAVO) pour l’hychtyofaune, Anne Tresset (MNHN) pour les
micromammifères, Nancy Marcoux et Dominique Marguerie (1) pour
l’aspect végétal des paléoenvironnements.
Compte tenu des premiers résultats obtenus sur ce site et des moyens mis en oeuvre, ces recherches sont susceptibles d’apporter des éclairages nouveaux sur :
- la vie quotidienne des populations du littoral de la Gaule, dans les derniers siècles de l’Indépendance gauloise, en particulier leur relation avec le milieu environnant (exploitation des ressources marines, par ex.),
- leur économie de subsistance (production locale de sel, élevage…) dans un marché ouvert (importations d’amphores, par ex.)
- le rôle d’Hoedic et plus largement des îles du Mor Braz, territoires déjà insulaires à l’époque, jalonnant l’un des principaux axes maritimes européens de l’Âge du Fer.
Marie-Yvane DAIRE
Chargée de recherche CNRS

La campagne de fouille de 2007 a permis la reconnaissance des restes de bâtiments de la fin du second Âge du Fer (2ème-1er s ; av. n. è.), dont les murs en pierre sèche à double parement mesurent près d’un mètre d’épaisseur et sont particulièrement bien conservés. L’organisation de l’espace montre d’ores et déjà des secteurs dévolus aux activités artisanales (fosses, bassins de stockage) et d’autres espaces à vocation domestique.
Les éléments architecturaux mis au jour (en particulier les murs) sont en concordance avec les structures généralement mises au jour sur ce type de sites littoraux où la pierre est disponible en abondance et ou d’épais murs en pierre sèche sont de plus bien adaptés aux conditions climatiques.
Le mobilier domestique (la céramique domestique, en particulier) est suffisamment abondant pour laisser démontrer une promiscuité entre l’activité artisanale et l’habitat. Les structures et murs mis au jour correspondent à une architecture domestique.
La présence d’amphores sur le site tend à indiquer que la communauté établie à Hoedic à l’époque gauloise ne vivait pas en autarcie mais avait des contacts extérieurs et pratiquait probablement des échanges réguliers. Il a été mis en évidence que le sel produit dans les ateliers littoraux n’était pas destiné à une consommation strictement locale mais servait aussi probablement à alimenter les communautés de l’intérieur des terres (sous la forme de pains de sel) ainsi qu’un marché extérieur beaucoup plus large (sous la forme de salaisons). Comme pour de nombreux sites de ce type, on envisage des contacts maritimes directs donnant lieu à des échanges entre amphores vinaires et sel/ou salaisons, entre autres produits possibles.
Les éléments de briquetages en argile cuite, liés à une production artisanale de pains de sel par des méthodes ignigènes, traduisent une extraction du sel d’origine marine, pratiquée selon deux technologies dont on ne peut encore dire pour l’instant si elles sont synchrones ou bien si elles se sont succédé dans le temps ; d’une part, un probable four à pont à fonctionné avec des moules en forme de barquettes, d’autre part les godets de forme cylindrique coïncident vraisemblablement avec un autre type de four (à grille ?) mettant en œuvre de nombreuses pièces de calage. La répartition de ces éléments de briquetages sur la zone de fouille laisse envisager que l’activité artisanale se pratiquait plutôt dans la partie nord du site, les vestiges de cet atelier de bouilleur de sel se trouvant immédiatement en arrière de la falaise ;

Compte tenu des premiers résultats obtenus sur ce site et des moyens mis en oeuvre, ces recherches sont susceptibles d’apporter des éclairages nouveaux sur :
- la vie quotidienne des populations du littoral de la Gaule, dans les derniers siècles de l’Indépendance gauloise, en particulier leur relation avec le milieu environnant (exploitation des ressources marines, par ex.),
- leur économie de subsistance (production locale de sel, élevage…) dans un marché ouvert (importations d’amphores, par ex.)
- le rôle d’Hoedic et plus largement des îles du Mor Braz, territoires déjà insulaires à l’époque, jalonnant l’un des principaux axes maritimes européens de l’Âge du Fer.
Marie-Yvane DAIRE
Chargée de recherche CNRS
Atelier de production de sel et habitat gaulois - programme de fouille triennal à Port-Blanc, Hoedic
30 sept. 2007 Catégorie : Fouilles de
Port-Blanc
Le sondage effectué il y a deux ans
sur le site de Port Blanc à Hoedic avait mis en évidence
d'importants vestiges d'atelier de sel et d'habitat gaulois.
C'est à la suite des résultats de ce sondage, qu'un programme de fouille sur 3 ans a été engagé par l'équipe de Marie-Yvane Daire (Université de Rennes) experte de cette période, accompagnée d'Anna Baudry (archéozoologue). Pas moins de quinze fouilleurs se sont installés dans trois gîtes et ont commencé les travaux par d'important terrassement pour évacuer le sable dunaire qui surmonte - et protège - les couches archéologiques. Ils ont pu bénéficier pour cela de l'aide d'une pelle mécanique et ont savouré rétrospectivement ce confort à la vue des photos de l'exposition Péquart et des montagnes de sables que leurs prédécesseurs des années trente déplaçaient au seau de toile et à la brouette.
Les archéologues sont à l'oeuvre jusque fin octobre, nous attendons avec impatience les résultats de cette première tranche...
C'est à la suite des résultats de ce sondage, qu'un programme de fouille sur 3 ans a été engagé par l'équipe de Marie-Yvane Daire (Université de Rennes) experte de cette période, accompagnée d'Anna Baudry (archéozoologue). Pas moins de quinze fouilleurs se sont installés dans trois gîtes et ont commencé les travaux par d'important terrassement pour évacuer le sable dunaire qui surmonte - et protège - les couches archéologiques. Ils ont pu bénéficier pour cela de l'aide d'une pelle mécanique et ont savouré rétrospectivement ce confort à la vue des photos de l'exposition Péquart et des montagnes de sables que leurs prédécesseurs des années trente déplaçaient au seau de toile et à la brouette.
Les archéologues sont à l'oeuvre jusque fin octobre, nous attendons avec impatience les résultats de cette première tranche...

Fouille archéologique sur le site de Port-Blanc à Hoedic
22 nov. 2005 Catégorie : Fouilles de
Port-Blanc

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Prospection archéologique de Houat
10 août 2005 Catégorie : Infos
générales

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Campagne de relevés GPS à Pâques
13 janv. 2005 Catégorie : Infos
générales
Afin de mieux maîtriser la présence
des alignements Groah Denn et le Douet sur l'île d'Hoedic, et de
modéliser leur évolution dans le paysage, il nous paraît
intéressant procéder à un releve GPS centimétrique, d'autant
qu'aucun référencement NGF n'existe sur l'île. Avec le soutien de
la société THALES, nous effectureons ces relevés à Pâques 2005.
Deux programmes sont envisagés :
1. Topographier les sites archéologiques du Douet et de Groah Denn dans leur environnement proche (chaque secteur sont de l'ordre de 400 m2).
2. Topographier l'ensemble de la pente d'Argol en choisissant un maillage plus lâche que pour les sites archéologiques (3 ha environ).
1. Topographier les sites archéologiques du Douet et de Groah Denn dans leur environnement proche (chaque secteur sont de l'ordre de 400 m2).
2. Topographier l'ensemble de la pente d'Argol en choisissant un maillage plus lâche que pour les sites archéologiques (3 ha environ).
Un nouvel alignement au TOURAO (nord du Paluden)
23 sept. 2004 Catégorie : Infos
générales
Les opérations de débrouisaillage
effectuées par la fédération de chasse début septembre ont dégagé
un alignement de 16 pierre sur environ 20 mètres au milieu de la
parcelle du Tourao (au nord du Paluden), dans une orientation
NE-SO. Lire la
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Sondages archéologiques sur le site de Port-Blanc
22 sept. 2004 Catégorie : Fouilles de
Port-Blanc

Une fosse, visible en coupe de falaise, correspond à un bassin de stockage, typique des ateliers de bouilleur de sel gaulois. Un atelier artisanal a donc existé en ce lieu (IIème-Ier siècles avant J.-C.), en liaison avec un habitat dont les déchets culinaires sont présents à proximité de la zone de travail (dépôt de berniques, os de poissons et de mammifères).
Reprise des fouilles archéologiques au Douet
22 avr. 2004 Catégorie : Fouilles du
Douet

Celle-ci ayant été acceptée, les recherches ont repris autour de l'alignement du Douet pendant les vacances de Pâques.
(1) Découvrez le détail de ces résultats dans le bulletin de Melvan, à paraître en mai.
Sondages palynologiques
26 oct. 2003 Catégorie : Infos
générales
Dans le cadre de la prospection
thématique 2003, deux sondages destinés à la connaissance des
milieux naturels anciens ont été réalisés à Hoedic par Lionel
Visset, professeur de paléogéographie à l'Université de Nantes,
avec son collaborateur.
Le premier sondage a eu lieu au Port la Croix (cadastre 1971, section AH, parcelle 291 et estran), dans l'espace clos par les jetées du port, sur une zone d'estran non perturbée par les travaux de curage du port. Lire la suite...
Le premier sondage a eu lieu au Port la Croix (cadastre 1971, section AH, parcelle 291 et estran), dans l'espace clos par les jetées du port, sur une zone d'estran non perturbée par les travaux de curage du port. Lire la suite...
Chantiers : Archéologie, ça continue en 2004 !
27 sept. 2003 Catégorie : Infos
générales
Le 17 septembre 2003 a eu lieu à
Rennes la réunion de pré-programmation de la recherche
archéologique programmée dans le Morbihan pour l'année 2004.
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