Acquisition Melvan : une hache polie étiquetée " île de Hoedic Port Blanc "
10 juin 2008
Melvan vient de
faire l’acquisition (pour 370 €) d’une hache polie en silex
étiquetée « île de
Hoedic Port Blanc ». Il
s’agit d’une très belle pièce en silex noir finement polie, de
grande taille : 21 cm de long sur 5,5 cm de large et 3 cm
d’épaisseur. Son poids est de 612 grammes (voir photo
1).
Cette « découverte » est étonnante, nous n’avions aucune trace écrite signalant cet objet. La localisation indiquée, Port Blanc, est aussi surprenante car, en dehors du site gaulois en cours de fouille en haut de falaise au sud de Port Blanc, le haut et l’arrière de cette plage est aujourd’hui entièrement couvert de sable et de dunes. Néanmoins il a pu en être autrement autrefois si l’on prend en considération le texte de l’abbé Lavenot parut en 1886 :
« n°13 : Un Dolmen.
En suivant la côte de Portguen (Port Blanc) de l’endroit dont je viens de parler et en se dirigeant vers le Nord, après avoir fait une centaine de pas, on arrive à un dolmen qui parait au niveau du sol. La table a glissé sur ses supports. Cette table mesure 3 mètres de long sur 1m,30 de large. Elle est assez régulière. Ce dolmen me parait vierge. »
Si l’on suit aujourd’hui cet itinéraire de Lavenot, strictement rien n’apparaît, que du sable. Nous en avons conclus, peut-être trop vite, qu’il y avait une erreur dans cette description. Ce sable est très mobile, et il est possible que le sol ancien et d’éventuels vestiges préhistoriques aient apparu par endroit dans le passé.
L’étiquette est une piste qui pourrait permettre de remonter jusqu’au découvreur de cette hache polie si l’on arrive à reconnaître l’écriture. L’étiquette ne semble pas récente, un spécialiste pourrait peut-être la dater ? Elle devait être rectangulaire à l’origine et a été coupée et rassemblée pour la raccourcir en carré et maintenir le cadre bleu (voir photo 2). L’hypothèse d’une indication fantaisiste semble peu vraisemblable.
Nous n’avons, par contre, rien pu apprendre du vendeur qui fait le commerce de ce genre de pièces. Il nous dit tenir celle-ci d’une collection de son père, mais précise que l’écriture n’est pas celle de son père…
Référence :
Lavenot P.-M., 1886 – Îles d’Hoedic et d’Houat et la presqu’île de Quiberon : Étude géographique et archéologique. Vannes : Imprimerie Lafolye et Lamarzeille, 15 p.
Pierre Buttin
Cette « découverte » est étonnante, nous n’avions aucune trace écrite signalant cet objet. La localisation indiquée, Port Blanc, est aussi surprenante car, en dehors du site gaulois en cours de fouille en haut de falaise au sud de Port Blanc, le haut et l’arrière de cette plage est aujourd’hui entièrement couvert de sable et de dunes. Néanmoins il a pu en être autrement autrefois si l’on prend en considération le texte de l’abbé Lavenot parut en 1886 :
« n°13 : Un Dolmen.
En suivant la côte de Portguen (Port Blanc) de l’endroit dont je viens de parler et en se dirigeant vers le Nord, après avoir fait une centaine de pas, on arrive à un dolmen qui parait au niveau du sol. La table a glissé sur ses supports. Cette table mesure 3 mètres de long sur 1m,30 de large. Elle est assez régulière. Ce dolmen me parait vierge. »
Si l’on suit aujourd’hui cet itinéraire de Lavenot, strictement rien n’apparaît, que du sable. Nous en avons conclus, peut-être trop vite, qu’il y avait une erreur dans cette description. Ce sable est très mobile, et il est possible que le sol ancien et d’éventuels vestiges préhistoriques aient apparu par endroit dans le passé.
L’étiquette est une piste qui pourrait permettre de remonter jusqu’au découvreur de cette hache polie si l’on arrive à reconnaître l’écriture. L’étiquette ne semble pas récente, un spécialiste pourrait peut-être la dater ? Elle devait être rectangulaire à l’origine et a été coupée et rassemblée pour la raccourcir en carré et maintenir le cadre bleu (voir photo 2). L’hypothèse d’une indication fantaisiste semble peu vraisemblable.
Nous n’avons, par contre, rien pu apprendre du vendeur qui fait le commerce de ce genre de pièces. Il nous dit tenir celle-ci d’une collection de son père, mais précise que l’écriture n’est pas celle de son père…
Référence :
Lavenot P.-M., 1886 – Îles d’Hoedic et d’Houat et la presqu’île de Quiberon : Étude géographique et archéologique. Vannes : Imprimerie Lafolye et Lamarzeille, 15 p.
Pierre Buttin
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Stèle redécouverte à houat
24 mai 2008
Chargé de la
restauration d’une des dernières ruines du village, José Ferreira
(l’entrepreneur de Houat) la vidait des ses gravats quand, enfouie
parmi les décombres une pierre étonnante lui est apparue. Cette
pierre est en granit beige d’apparence semblable à la pierre du
pays, haute de 0,80 m sur une base octogonale de 0,30 m de
diamètre. Deux croix sont gravées sur deux faces opposées ; les
branches du bas évasées pourraient suggérer une forme
d’hermine.
Cette découverte est très intéressante et José peut être remercié pour sa vigilance dans son travail ! Nous connaissions cette pierre par un témoignage photographique de St-Just Péquart daté de 1924, avec l’intitulée « Lech à l’entrée du cimetière ». La photo est en pièce jointe et aussi reproduite p. 176 du numéro spécial de La Revue des deux îles consacré aux Péquart (n° 4 - 2007). Mais nous ignorions ce que ce « lech » était devenu !
Lech est l’ancien nom utilisé pour désigner les stèles gauloises qui marquaient l’emplacement de sépultures vers le 5e siècle av. J.- C. Souvent déplacées, elles ont également souvent été christianisées par l’ajout de croix. Cet intitulé de St-Just Péquart dans son cahier ne laisse pas de doute quant à son jugement sur la nature de cette pierre. Une expertise actuelle par un archéologue sera néanmoins nécessaire pour confirmer son statut.
Les anciens houatais ne semblent pas se souvenir de cette pierre à l’entrée du cimetière, telle que la montre la photo Péquart, ni de son retrait, ni même de son existence. La maison où elle a été retrouvée située dans le Radgel, étroite rue du village de Houat, appartenait à Bernard Le Roux jusque dans les années trente. Puis Marguerite et Augustine (nées Le Fur) en ont hérité et elle appartient aujourd’hui à Benoît Parent qui la fait restaurer. Augustine a utilisé ce logement désaffecté comme étable jusque dans les années 60 ; elle a confié à Jean Cogez : « je l’aurai remarquée si elle s’y était trouvée ! ». Comment et quand cette pierre est arrivée là reste un mystère.
Souhaitons que maintenant qu’elle a été redécouverte, elle retrouve sa place près du portail à l’entrée du cimetière, puisque c’était là sa vocation initiale de stèle funéraire.
Pierre Buttin à partir de notes de Jean Cogez
Cette découverte est très intéressante et José peut être remercié pour sa vigilance dans son travail ! Nous connaissions cette pierre par un témoignage photographique de St-Just Péquart daté de 1924, avec l’intitulée « Lech à l’entrée du cimetière ». La photo est en pièce jointe et aussi reproduite p. 176 du numéro spécial de La Revue des deux îles consacré aux Péquart (n° 4 - 2007). Mais nous ignorions ce que ce « lech » était devenu !
Lech est l’ancien nom utilisé pour désigner les stèles gauloises qui marquaient l’emplacement de sépultures vers le 5e siècle av. J.- C. Souvent déplacées, elles ont également souvent été christianisées par l’ajout de croix. Cet intitulé de St-Just Péquart dans son cahier ne laisse pas de doute quant à son jugement sur la nature de cette pierre. Une expertise actuelle par un archéologue sera néanmoins nécessaire pour confirmer son statut.
Les anciens houatais ne semblent pas se souvenir de cette pierre à l’entrée du cimetière, telle que la montre la photo Péquart, ni de son retrait, ni même de son existence. La maison où elle a été retrouvée située dans le Radgel, étroite rue du village de Houat, appartenait à Bernard Le Roux jusque dans les années trente. Puis Marguerite et Augustine (nées Le Fur) en ont hérité et elle appartient aujourd’hui à Benoît Parent qui la fait restaurer. Augustine a utilisé ce logement désaffecté comme étable jusque dans les années 60 ; elle a confié à Jean Cogez : « je l’aurai remarquée si elle s’y était trouvée ! ». Comment et quand cette pierre est arrivée là reste un mystère.
Souhaitons que maintenant qu’elle a été redécouverte, elle retrouve sa place près du portail à l’entrée du cimetière, puisque c’était là sa vocation initiale de stèle funéraire.
Pierre Buttin à partir de notes de Jean Cogez

Les Péquart dans Archéologia d'avril 2008
23 avr. 2008
Archéologia, dans sa parution d’avril
2008, consacre une demi page à notre publication sur les
Péquart.
(La revue des deux îles n° 4, en vente sur le site)
(La revue des deux îles n° 4, en vente sur le site)

Prospection archéologique de Houat
10 août 2005

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Campagne de relevés GPS à Pâques
13 janv. 2005
Afin de mieux maîtriser la présence
des alignements Groah Denn et le Douet sur l'île d'Hoedic, et de
modéliser leur évolution dans le paysage, il nous paraît
intéressant procéder à un releve GPS centimétrique, d'autant
qu'aucun référencement NGF n'existe sur l'île. Avec le soutien de
la société THALES, nous effectureons ces relevés à Pâques 2005.
Deux programmes sont envisagés :
1. Topographier les sites archéologiques du Douet et de Groah Denn dans leur environnement proche (chaque secteur sont de l'ordre de 400 m2).
2. Topographier l'ensemble de la pente d'Argol en choisissant un maillage plus lâche que pour les sites archéologiques (3 ha environ).
1. Topographier les sites archéologiques du Douet et de Groah Denn dans leur environnement proche (chaque secteur sont de l'ordre de 400 m2).
2. Topographier l'ensemble de la pente d'Argol en choisissant un maillage plus lâche que pour les sites archéologiques (3 ha environ).
Un nouvel alignement au TOURAO (nord du Paluden)
23 sept. 2004
Les opérations de débrouisaillage
effectuées par la fédération de chasse début septembre ont dégagé
un alignement de 16 pierre sur environ 20 mètres au milieu de la
parcelle du Tourao (au nord du Paluden), dans une orientation
NE-SO. Lire la suite...
Sondages palynologiques
26 oct. 2003
Dans le cadre de la prospection
thématique 2003, deux sondages destinés à la connaissance des
milieux naturels anciens ont été réalisés à Hoedic par Lionel
Visset, professeur de paléogéographie à l'Université de Nantes,
avec son collaborateur.
Le premier sondage a eu lieu au Port la Croix (cadastre 1971, section AH, parcelle 291 et estran), dans l'espace clos par les jetées du port, sur une zone d'estran non perturbée par les travaux de curage du port. Lire la suite...
Le premier sondage a eu lieu au Port la Croix (cadastre 1971, section AH, parcelle 291 et estran), dans l'espace clos par les jetées du port, sur une zone d'estran non perturbée par les travaux de curage du port. Lire la suite...
Chantiers : Archéologie, ça continue en 2004 !
27 sept. 2003
Le 17 septembre 2003 a eu lieu à
Rennes la réunion de pré-programmation de la recherche
archéologique programmée dans le Morbihan pour l'année 2004.
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