En savoir plus sur l'ophioglosse du Portugal

L'ophioglosse du Portugal (Ophioglossum lusitanicum) est une Ptéridophyte, de même que l'isoète épineux (Isoetes histrix) que nous avons évoqué au printemps après l'avoir retrouvé à Hoedic.

Bachelot de la Pylaie est le premier à la décrire à Houat en 1826 : "A la fin octobre, la petite ophioglosse du Portugal sort de terre: ses petites feuilles rabattent bientôt sur le sol, mêlées dans une pelouse parmi laquelle on les distingue à peine. Son épi qui s'élève un peu au-dessus répand des poussières reproductrices en décembre. Au 10 février je n'en ai plus revu un seul sur la presqu'île du Béniguet, à l'extrémité de laquelle la plante abonde, dans les lieux découverts et battus par les vents : tout avait disparu."

Ophioglossum
Depuis Bachelot de la Pylaie, cette petite fougère très discrète n'a été signalée que de rares fois à Houat et à Hoedic. Elle n'a été retrouvée que récemment à Houat par Gabriel Rivière et Philippe Thévenin en 2000, puis par Rémy Ragot en 2002.

Mais la dernière observation à Hoedic est celle de Vanden Verghen, en 1965 ! Depuis elle n'a pas été vue. On lui connaît une cousine, l'ophioglosse vulgaire (Ophioglossum vulgatum), qui apparaît au printemps dans la zone humide à l'ouest du champ des chevaux, et qui n'est pas présente à Houat. On ne peut cependant pas les confondre, le milieu est différent, la taille est supérieure et elle apparaît quand l'ophioglosse du Portugal a déjà disparue.

L'ophioglosse du Portugal est donc une plante que l'on peut voir de l'automne au début du printemps. Elle pousse sur des pelouses rases, très humides en hiver et se desséchant l'été. Elle devrait déjà être visible, puisque signalée cette année à Groix dés la fin septembre (R. Prelli). Selon la précocité des périodes de sécheresse, on peut la voir jusque courant février (Bachelot de la Pylaie) ou mai (Rivière).

La chasse est donc ouverte... mais pas facile !

Signalez-nous vos découvertes sur Hoedic, mais aussi sur Houat !

Photo de Benoît Bock, publiée dans la Revue des Deux Îles en illustration de l'article de Gabriel Rivière.
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