Extractions littorales de granite à Hoedic
Méthodes d’extraction et de fente du granite
À Hoedic, dans le passé, deux méthodes différentes ont été utilisées pour extraire et fendre les blocs de granite.
La méthode dite « des coins » consiste à creuser une succession de cavités verticales peu profondes (10 cm) – dites emboîtures – alignées et régulièrement espacées, fréquemment au nombre d’une dizaine, voire plus, destinées à la mise en place de coins massifs. Le rôle des coins n’est pas d’agir par leur tranchant, mais d’écarter les parois du bloc par leurs côtés. Les coins sont frappés successivement à la masse. Quelques séries de coups de masse suffisent à fendre le bloc. La progression de la fracture est indiquée par le son rendu lors de la frappe. Cette méthode, très ancienne, est toujours employée dans les carrières.
La méthode dite « des grands trous de perforation », plus récente, est totalement différente. Elle consiste à forer à la barre à mine (appelée parfois « chanteperce ») un trou vertical, généralement unique, souvent de l’ordre d’un mètre de profondeur, destiné à recevoir de la poudre noire (mélange de salpêtre, soufre et charbon de bois pulvérisés) qui s’enflamme vers 20°, sous l’effet d’une étincelle. Le bourrage est au moins d’une vingtaine de centimètres. Très sensible aux chocs, le transport de la poudre noire est délicat, son emploi est dangereux. Malgré ces inconvénients, la poudre noire est toujours employée dans les gisements granitiques du fait de son faible effet brisant.
L’île d’Hoedic, un site privilégié pour l’observation de l’avifaune
Depuis de nombreuses années les ornithologues et les naturalistes passionnés par l’étude de l’avifaune ont mis en avant, grâce aux informations et expériences acquises, l’intérêt que représente l’île d’Hoedic pour l’observation des espèces. Ainsi, depuis le début des années 1980, des séjours réguliers de baguage et d’observation sont organisés afin de dégager des éléments de compréhension de la biologie de migration et de la dynamique des populations d’oiseaux.
L’île d’Hoedic, un site d’intérêt pour les espèces rares
Au regard de sa position géographique, et compte tenu des para- mètres qui peuvent interférer sur la migration des oiseaux, l’île d’Hoedic offre un intérêt majeur pour l’observations et l’étude de l’avifaune.
On peut dire que l’un des évènements les plus intéressants pour les naturalistes, c’est la découverte et l’observation d’un oiseau manifestement égaré à des milliers de kilomètres de sa localisation habi- tuelle ou de sa route de migration. Ces oiseaux, appelés accidentels ou erratiques, ne sont pas, en soi, d’un grand intérêt scientifique, mais une observation minutieuse, un relevé précis de l’âge et du sexe de chacun d’eux, ainsi qu’une analyse des détails de ces observations, peuvent aboutir à d’importantes déductions. Ces évènements, qui semblent dans un premier temps dus au hasard, peuvent parfois faire partie d’un schéma général et donner ainsi la clé de la dynamique des populations et de leurs déplacements pour une espèce donnée.
Dérive migratoire et égarement
Il n’est pas rare que les migrateurs rencontrent des conditions météorologiques qui empêchent la réussite et la continuité du parcours. L’un des éléments majeurs qui intervient quand l’orientation est perturbée, est celui de la déviation par le vent. Les écarts que font les migrateurs par rapport à leur route normale varient selon les espèces, l’âge, l’expérience, leur faculté d’orientation et le rythme migratoire diurne. Il y a désorientation quand la navigation est mise en défaut : des nuages épais et étendus, des précipitations et une mauvaise visibilité associés aux fronts, sont trois facteurs qui y contribuent. De ce fait, de nombreuses espèces, quelquefois rares, ou des arrivées massives d’oiseaux peuvent être observées sur cette île.
Introduction : quelques plantes de valeur patrimoniale des îles de Houat et d’Hoedic

Depuis longtemps, les îles de Houat et d’Hoedic ont attiré, non seulement les touristes et les plaisanciers, mais aussi les naturalistes de toutes disciplines, notamment les ornithologues et les botanistes. À la suite de l’abbé Delalande qui avait commencé à inventorier la faune et la flore des deux îles vers la fin de la première moitié du XIXe siècle, des générations de botanistes sont venues étendre leurs recherches et leurs connaissances. Ils venaient non seulement de la région, mais aussi de divers coins de France ou même de l’étranger.
La flore de nos deux îles est riche de nombreuses espèces. On y dénombre en effet pas loin de 500 espèces spontanées, sans compter celles qui ont été introduites volontairement notamment pour l’agrément. Cela représente probablement un peu plus d’un tiers de la flore de tout le département du Morbihan, ce qui est considérable, eu égard à l’exiguïté du territoire de ces îles.



