Ponant : les îles ne sont pas qu'un paradis
26/01/09
Christophe
VIOLETTE.
Ouest-France - lundi 26 janvier 2009
Logement, emploi, services : elles concentrent toutes les difficultés. L'État en tient compte et apporte 7,3 millions d'euros aux îles bretonnes.
C'est leur superbe isolement qui fait tout leur charme et leur immense attractivité. Mais, paradoxe, si les îles attirent toujours plus de touristes, leur population est pourtant en baisse. Car c'est cet isolement qui, précisément, rend tout plus compliqué. « Vivre sur une île, c'est d'abord pouvoir y accéder... Le bateau est notre cordon ombilical quotidien à tous », témoigne Denis Palluel, maire d'Ouessant, île la plus éloignée du continent. Il est d'ailleurs parfois « impossible » d'y accoster.
Samedi, ce n'était pas le cas. Malgré les coups de tabac du week-end, l'île accueillait sous un beau ciel bleu le préfet de la région Bretagne, Jean Daubigny, et le préfet du Finistère, Pascal Mailhos. « Si les populations d'Ouessant, Sein et Molène sont en baisse, ce n'est pas un hasard... », insiste Denis Palluel, par ailleurs président de l'Association des Îles du Ponant (les 15 îles de la façade Atlantique habitées en permanence).
Il y a, d'abord, l'emploi. « Le tourisme ne peut pas suffire à maintenir une population permanente. » La pêche ? Une économie marginale, sauf à Houat où elle est restée déterminante, avec 16 bateaux. Un emploi à la pêche perdu, « c'est une famille qui part » et c'est, aussi, un ou deux enfants de moins à l'école...
Alors, tous les maires îliens attirent avec conviction l'attention du préfet sur les conséquences du retrait de l'emploi public : « Ici, plus qu'ailleurs, il suscite de vives inquiétudes. » Coup sur coup, énumère l'élu de Belle-Île, fermeture des bureaux des douanes, des affaires maritimes et de la perception, réduction du personnel d'EDF: « Sans les douanes, on n'a même pas pu accueillir de bateaux de croisière cet été. Ubuesque... »
Mais le pompon c'est sans doute le logement. Toutes les îles sont en proie à la même impossible quadrature du cercle : terrains très limités ; énorme pression foncière ; surcoût de 50 % pour la rénovation ou la construction. Et, surtout, une loi littoral jugée parfaitement « inadaptée » à ces petites îles où, par définition, tout est « littoral » ! Ces maires s'avouent un peu désarmés : 30 000 € de frais d'avocat en 2008, pour la commune du Palais... Certains élus, accablés de litiges, ne sont plus loin de baisser les bras, « préférant laisser aux juges le soin de se prononcer directement sur l'opportunité des permis de construire... »
Autre casse-tête, les normes: casernes des pompiers, traitement des déchets, etc., répondent à des exigences de plus en plus strictes. « Nous n'avons pas les moyens financiers de faire face. On fait tous les efforts possibles, mais il faut nous aider, sinon ce sont toutes les îles elles-mêmes qui, bientôt, ne seront plus aux normes... », lâche avec humour Jean-Luc Le Pache, de Bréhat.
Le préfet Jean Daubigny a pris note de toutes ces inquiétudes. D'ailleurs, il ne venait pas les mains vides : l'État apporte 7,3 millions d'euros aux îles bretonnes du Ponant, jusqu'en 2013, pour les accompagner dans leurs projets. Un coup de pouce loin d'être superflu.
Devant la magnifique baie de Lampaul : Luc Le Gurun, maire de Houat,
Jean Daubigny préfet de région, Denis Palluel maire d'Ouessant,
Jean-François Rocher maire de Molène, Pascal Mailhos préfet du Finistère,
Yvette Duval conseillère régionale.
Ouest-France - lundi 26 janvier 2009

Logement, emploi, services : elles concentrent toutes les difficultés. L'État en tient compte et apporte 7,3 millions d'euros aux îles bretonnes.
C'est leur superbe isolement qui fait tout leur charme et leur immense attractivité. Mais, paradoxe, si les îles attirent toujours plus de touristes, leur population est pourtant en baisse. Car c'est cet isolement qui, précisément, rend tout plus compliqué. « Vivre sur une île, c'est d'abord pouvoir y accéder... Le bateau est notre cordon ombilical quotidien à tous », témoigne Denis Palluel, maire d'Ouessant, île la plus éloignée du continent. Il est d'ailleurs parfois « impossible » d'y accoster.
Samedi, ce n'était pas le cas. Malgré les coups de tabac du week-end, l'île accueillait sous un beau ciel bleu le préfet de la région Bretagne, Jean Daubigny, et le préfet du Finistère, Pascal Mailhos. « Si les populations d'Ouessant, Sein et Molène sont en baisse, ce n'est pas un hasard... », insiste Denis Palluel, par ailleurs président de l'Association des Îles du Ponant (les 15 îles de la façade Atlantique habitées en permanence).
Il y a, d'abord, l'emploi. « Le tourisme ne peut pas suffire à maintenir une population permanente. » La pêche ? Une économie marginale, sauf à Houat où elle est restée déterminante, avec 16 bateaux. Un emploi à la pêche perdu, « c'est une famille qui part » et c'est, aussi, un ou deux enfants de moins à l'école...
Alors, tous les maires îliens attirent avec conviction l'attention du préfet sur les conséquences du retrait de l'emploi public : « Ici, plus qu'ailleurs, il suscite de vives inquiétudes. » Coup sur coup, énumère l'élu de Belle-Île, fermeture des bureaux des douanes, des affaires maritimes et de la perception, réduction du personnel d'EDF: « Sans les douanes, on n'a même pas pu accueillir de bateaux de croisière cet été. Ubuesque... »
Mais le pompon c'est sans doute le logement. Toutes les îles sont en proie à la même impossible quadrature du cercle : terrains très limités ; énorme pression foncière ; surcoût de 50 % pour la rénovation ou la construction. Et, surtout, une loi littoral jugée parfaitement « inadaptée » à ces petites îles où, par définition, tout est « littoral » ! Ces maires s'avouent un peu désarmés : 30 000 € de frais d'avocat en 2008, pour la commune du Palais... Certains élus, accablés de litiges, ne sont plus loin de baisser les bras, « préférant laisser aux juges le soin de se prononcer directement sur l'opportunité des permis de construire... »
Autre casse-tête, les normes: casernes des pompiers, traitement des déchets, etc., répondent à des exigences de plus en plus strictes. « Nous n'avons pas les moyens financiers de faire face. On fait tous les efforts possibles, mais il faut nous aider, sinon ce sont toutes les îles elles-mêmes qui, bientôt, ne seront plus aux normes... », lâche avec humour Jean-Luc Le Pache, de Bréhat.
Le préfet Jean Daubigny a pris note de toutes ces inquiétudes. D'ailleurs, il ne venait pas les mains vides : l'État apporte 7,3 millions d'euros aux îles bretonnes du Ponant, jusqu'en 2013, pour les accompagner dans leurs projets. Un coup de pouce loin d'être superflu.
Devant la magnifique baie de Lampaul : Luc Le Gurun, maire de Houat,
Jean Daubigny préfet de région, Denis Palluel maire d'Ouessant,
Jean-François Rocher maire de Molène, Pascal Mailhos préfet du Finistère,
Yvette Duval conseillère régionale.
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Développement : 7,3 M€ pour les îles du Ponant
25/01/09
L'État a signé hier à Ouessant
un contrat de développement avec les îles bretonnes du Ponant (*)
pour 7,3 M€. Seule Belle-Île gagne en population.
Les îles attirent de plus en plus de continentaux qui viennent passer leurs vacances dans ces espaces au patrimoine naturel unique. Mais, parallèlement, elles connaissent une baisse démographique continue et les jeunes îliens qui veulent rester sont confrontés à des difficultés de logement en raison d'une flambée des prix. Le développement économique patine d'autant. Tout coûte plus cher sur les îles. Ici, pas question de mutualiser du matériel avec la commune d'à côté. À Ouessant, 800 habitants, une caserne de pompiers ne serait pas du luxe. Ce projet de 1,3 M€ pourrait être financé en partie par le nouveau dispositif inauguré hier qui remplace l'ancien système de contrat de plan État-Région qui était abondé par l'Europe, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
5 M€ pour douze îles
Pour la première fois, l'État a, en effet, signé un contrat de développement avec les 12 îles bretonnes du Ponant. Cette convention a été signée entre Jean Daubigny, préfet de la région Bretagne, préfet d'Ille-et-Vilaine, et Denis Palluel, président de l'Association des îles du Ponant (AIP) et maire d'Ouessant. Les maires de Bréhat, Houat, Molène et du Palais étaient présents. Le document prévoit un engagement financier de l'État de 7,3M€ jusqu'en 2013, dont 2,3M€ pour le seul hôpital de Belle-Île, la seule des îles du Ponant à voir progresser sa population. Les 5M€ sont débloqués au titre du Fonds national d'aménagement et de développement du territoire(FNADT). Parallèlement, la Région Bretagne a préparé un contrat pour le développement durable des îles du Ponant qui sera signé en avril.
Surcoûts de 30 à 50%
«Nous sommes satisfaits d'avoir obtenu ce volet territorial pour les îles dans un contexte où les financements se font plus rares. Ces fonds viennent à peine compenser les surcoûts de 30% à 50% pour les transports comme pour la construction», déclare le maire d'Ouessant, Denis Palluel. Tous les équipements d'une commune classique sont surfinancés dans une île au regard de la population. «Nous ne sommes pas des privilégiés. On essaie de se battre pour créer des emplois, en soutenant une entreprise aquacole par exemple, il faut une diversification économique. L'emploi est notre principal souci, il est crucial d'en créer pour garder la population sur l'île. On n'attend pas tout des pouvoirs publics. Le nouveau dispositif ne sera pas un guichet ouvert. Chaque commune va présenter ses projets à l'AIP qui les fera remonter ensuite au préfet de Région. Un comité de suivi jugera ensuite de l'efficacité des mesures».
* Les îles bretonnes du Ponant sont Bréhat, Batz, Ouessant, Molène, Sein, l'archipel des Glénan, Groix, Belle-Île, Houat, Hoedic, Arz, l'ÎIe-aux-Moines et représentent 10.000habitants.
Les îles attirent de plus en plus de continentaux qui viennent passer leurs vacances dans ces espaces au patrimoine naturel unique. Mais, parallèlement, elles connaissent une baisse démographique continue et les jeunes îliens qui veulent rester sont confrontés à des difficultés de logement en raison d'une flambée des prix. Le développement économique patine d'autant. Tout coûte plus cher sur les îles. Ici, pas question de mutualiser du matériel avec la commune d'à côté. À Ouessant, 800 habitants, une caserne de pompiers ne serait pas du luxe. Ce projet de 1,3 M€ pourrait être financé en partie par le nouveau dispositif inauguré hier qui remplace l'ancien système de contrat de plan État-Région qui était abondé par l'Europe, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
5 M€ pour douze îles
Pour la première fois, l'État a, en effet, signé un contrat de développement avec les 12 îles bretonnes du Ponant. Cette convention a été signée entre Jean Daubigny, préfet de la région Bretagne, préfet d'Ille-et-Vilaine, et Denis Palluel, président de l'Association des îles du Ponant (AIP) et maire d'Ouessant. Les maires de Bréhat, Houat, Molène et du Palais étaient présents. Le document prévoit un engagement financier de l'État de 7,3M€ jusqu'en 2013, dont 2,3M€ pour le seul hôpital de Belle-Île, la seule des îles du Ponant à voir progresser sa population. Les 5M€ sont débloqués au titre du Fonds national d'aménagement et de développement du territoire(FNADT). Parallèlement, la Région Bretagne a préparé un contrat pour le développement durable des îles du Ponant qui sera signé en avril.
Surcoûts de 30 à 50%
«Nous sommes satisfaits d'avoir obtenu ce volet territorial pour les îles dans un contexte où les financements se font plus rares. Ces fonds viennent à peine compenser les surcoûts de 30% à 50% pour les transports comme pour la construction», déclare le maire d'Ouessant, Denis Palluel. Tous les équipements d'une commune classique sont surfinancés dans une île au regard de la population. «Nous ne sommes pas des privilégiés. On essaie de se battre pour créer des emplois, en soutenant une entreprise aquacole par exemple, il faut une diversification économique. L'emploi est notre principal souci, il est crucial d'en créer pour garder la population sur l'île. On n'attend pas tout des pouvoirs publics. Le nouveau dispositif ne sera pas un guichet ouvert. Chaque commune va présenter ses projets à l'AIP qui les fera remonter ensuite au préfet de Région. Un comité de suivi jugera ensuite de l'efficacité des mesures».
* Les îles bretonnes du Ponant sont Bréhat, Batz, Ouessant, Molène, Sein, l'archipel des Glénan, Groix, Belle-Île, Houat, Hoedic, Arz, l'ÎIe-aux-Moines et représentent 10.000habitants.
Houat : les mémoires d’un îlien de souche
06/12/08
Fils de l’île d’Houat et ancien officier de la Royale, René
Scouarnec a pris sa plume à 89 ans pour écrire ses mémoires. Un
témoignage rare que sa petite-fille publie cette semaine à compte
d’auteur.

René Scouarnec a désormais 97 ans et coule des jours paisibles à la maison de retraite de Plougasnou (29). C’est en 2000 que ce Houatais de souche et de cœur décide de prendre son stylo pour raconter sa vie et parler de son île. En quelques semaines, l’ancien officier des équipages noircit 300 feuillets fourmillant d’anecdotes. Il y parle de son enfance au Havre et à Cherbourg, de son adolescence heureuse à Houat, de ses pérégrinations en Afrique du Nord et de la reprise de l’unique magasin de l’île, la célèbre « Boutique ».
Sur les murs de son petit appartement, à Plougasnou,
des cadres conservent précieusement les images
d’un passé toujours vivace dans l’esprit de René Scouarnec. Lire la suite...
Les îles sous la pression du tourisme roi
27/11/08
Les îles sous la pression du tourisme roi
Population en chute, agriculture à l'abandon, richesses naturelles menacées : elles ont du mal à trouver un équilibre. Avec quelques exceptions, comme Batz et Belle-Île.
La population des régions littorales du continent ne cesse d'augmenter. Mais les îles de l'Atlantique vieillissent et se dépeuplent, constate une étude que vient de publier l'Ifen (Institut français de l'environnement). Sur les seize îles auscultées, quelques-unes font exception. Cinq maintiennent ou développent leur population : Belle-Île, Batz et les trois îles qu'un pont relie au continent, Noirmoutier, Ré, Oléron. Yeu et Houat ont encore des naissances plus nombreuses que les décès.
Intense bétonnage
Loin de rendre ces petits territoires à un état sauvage, ce dépeuplement s'accompagne d'un intense bétonnage. Un sixième des îles est « artificialisé », observe Sébastien Colas, l'auteur de l'étude. Sur toutes les îles, sauf Ouessant, la pression de construction, depuis quinze ans, est trois fois plus forte que la moyenne métropolitaine. En tête : Yeu, l'île aux Moines et Arz.
Les îles font rêver. En 2003, 4,8 millions de personnes ont pris le bateau pour se rendre sur l'une des treize qui n'ont pas de pont. La petite Bréhat (300 hectares) reçoit, à elle seule, près de 400 000 visiteurs. Ré, 3 millions de véhicules. En moyenne, depuis 1990, les résidences secondaires absorbent plus d'un mètre carré sur deux construits. La population, en été, peut être multipliée par dix, posant des problèmes de gestion des déchets, d'approvisionnement en eau ou de dégradation des paysages.
Paradoxalement, et malgré des mesures de protection nombreuses, les îles pâtissent de leur principal atout : leur richesse naturelle qui attire les foules. Pelouses rases, zones humides, réserves ornithologiques... : un cinquième de leurs territoires est désigné comme zone d'intérêt écologique (Znieff).
« Un équilibre entre touristes, résidents permanents, nature et maintien d'activités diversifiées est un enjeu important », conclut l'Ifen. Cet équilibre suppose de ne pas tout miser sur l'activité touristique. À Noirmoutier, Batz ou Belle-Île, les paysans font de la résistance. Mais, en 30 ans, 70 % des exploitations agricoles îliennes ont disparu.
Serge POIROT
Ouest France
jeudi 27 novembre 2008
Population en chute, agriculture à l'abandon, richesses naturelles menacées : elles ont du mal à trouver un équilibre. Avec quelques exceptions, comme Batz et Belle-Île.
La population des régions littorales du continent ne cesse d'augmenter. Mais les îles de l'Atlantique vieillissent et se dépeuplent, constate une étude que vient de publier l'Ifen (Institut français de l'environnement). Sur les seize îles auscultées, quelques-unes font exception. Cinq maintiennent ou développent leur population : Belle-Île, Batz et les trois îles qu'un pont relie au continent, Noirmoutier, Ré, Oléron. Yeu et Houat ont encore des naissances plus nombreuses que les décès.
Intense bétonnage
Loin de rendre ces petits territoires à un état sauvage, ce dépeuplement s'accompagne d'un intense bétonnage. Un sixième des îles est « artificialisé », observe Sébastien Colas, l'auteur de l'étude. Sur toutes les îles, sauf Ouessant, la pression de construction, depuis quinze ans, est trois fois plus forte que la moyenne métropolitaine. En tête : Yeu, l'île aux Moines et Arz.
Les îles font rêver. En 2003, 4,8 millions de personnes ont pris le bateau pour se rendre sur l'une des treize qui n'ont pas de pont. La petite Bréhat (300 hectares) reçoit, à elle seule, près de 400 000 visiteurs. Ré, 3 millions de véhicules. En moyenne, depuis 1990, les résidences secondaires absorbent plus d'un mètre carré sur deux construits. La population, en été, peut être multipliée par dix, posant des problèmes de gestion des déchets, d'approvisionnement en eau ou de dégradation des paysages.
Paradoxalement, et malgré des mesures de protection nombreuses, les îles pâtissent de leur principal atout : leur richesse naturelle qui attire les foules. Pelouses rases, zones humides, réserves ornithologiques... : un cinquième de leurs territoires est désigné comme zone d'intérêt écologique (Znieff).
« Un équilibre entre touristes, résidents permanents, nature et maintien d'activités diversifiées est un enjeu important », conclut l'Ifen. Cet équilibre suppose de ne pas tout miser sur l'activité touristique. À Noirmoutier, Batz ou Belle-Île, les paysans font de la résistance. Mais, en 30 ans, 70 % des exploitations agricoles îliennes ont disparu.
Serge POIROT
Ouest France
jeudi 27 novembre 2008
Prisonniers allemands entre Houat et Quiberon
09/11/08
Le prisonnier de guerre vaut son
pesant d'or alors que tous les hommes valides combattent sur le
front. Les communes en redemandent. Les hommes sont à la guerre. À
l'arrière, on manque de bras. Toutes les municipalités écrivent à
la préfecture. Encore faut-il que le ministère de la Guerre soit
d'accord. Que le préfet valide. Et que la commune qui emploie les
prisonniers allemands puisse faire face aux frais et à
l'intendance. Ainsi l'arrivée de 45 prisonniers sur l'île de Houat
ne se fait pas sans mal.
Un article de Christian GOUEROU dans Ouest France Samedi 8 novembre 2008. Lire la suite...
Un article de Christian GOUEROU dans Ouest France Samedi 8 novembre 2008. Lire la suite...
Les phares, suite : le point de vue du Directeur des Affaires maritimes
10/10/08
Michel Aymeric, dans un droit de
réponse paru dans le n°208 du Chasse-Marée, expose le point de vue
du ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable
et de l'Aménagement du territoire.
En substance, sur les 5,7 millions d'euros dépensés en 2007, l'essentiel est allé à des restaurations de phares sur ou proches de la côte, dont Cordouan (classé monument historique).
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En substance, sur les 5,7 millions d'euros dépensés en 2007, l'essentiel est allé à des restaurations de phares sur ou proches de la côte, dont Cordouan (classé monument historique).
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Les phares en mer cherchent de généreux mécènes pour ne pas sombrer
18/09/08
Vigies inaccessibles au public, les
phares en mer font partie des oubliés du patrimoine maritime, se
délitant au gré du départ de leurs gardiens et cherchant de
généreux mécènes pour ne pas sombrer. La France, seul pays au monde
à avoir autant éclairé ses côtes, compte plus d'une vingtaine de
phares en mer (sur un total de 150 phares) dont plus aucun n'est
habité, automatisation oblige.
Marc Pointud, responsable de la société nationale pour le patrimoine des phares et balises (SNPB) compile photos et témoignages, dont certaines ont été récemment publiées dans la revue Le Chasse Marée, sur les phares en mer. Faute d'être entretenus, ces phares qui comportent parfois des intérieurs remarquables sont à terme "condamnés", affirme-t-il. Lire la suite...
Marc Pointud, responsable de la société nationale pour le patrimoine des phares et balises (SNPB) compile photos et témoignages, dont certaines ont été récemment publiées dans la revue Le Chasse Marée, sur les phares en mer. Faute d'être entretenus, ces phares qui comportent parfois des intérieurs remarquables sont à terme "condamnés", affirme-t-il. Lire la suite...
Le collège des îles du Ponant maintient son cap
28/08/08

Trente-quatrième rentrée, mardi prochain, pour les enseignants du collège des îles du Ponant et leurs élèves. Marie-Élise Réa, 50 ans, la principale qui en a pris les commandes voici tout juste un an, est à pied d'oeuvre depuis plusieurs jours.
Elle réunira, vendredi, les vingt-trois enseignants appelés à exercer leurs compétences à Batz, Ouessant, Molène, Sein, Groix et Houat. L'occasion pour tous de préparer la nouvelle année et de découvrir des têtes nouvelles après la sortie de la vie active de deux collègues, fin juin.
Ouest France, jeudi 28 août 2008 - photo : Marie-Élise Réa prépare sa deuxième rentrée (Thierry Creux) Lire la suite...
300 descendants de la Parisienne à Houat
20/08/08
Eric, le fils, Charlotte, la
petite-fille de 6 ans et Charlotte la mère : trois générations de
Le Gurun réunies autour du conteur Lucien Gourong. Eric, le fils,
Charlotte, la petite-fille de 6 ans et Charlotte la mère : trois
générations de Le Gurun réunies autour du conteur Lucien
Gourong.
Les 30 et 31 août, le conteur Lucien Gourong organise une grande cousinade pour évoquer la mémoire de Marie-Françoise Le Gurun, née en prison sous l'Empire.
Venues du monde entier, trois à quatre générations de Le Gurun et Le Roux se retrouveront sur la petite île de Houat pour participer à une grande cousinade les 30 et 31 août. Ils évoqueront ensemble le souvenir de leur ancêtre commun Marie-Françoise Le Gurun, plus connue sous le nom de la Parisienne.
Ouest-France, mercredi 20 août 2008 Lire la suite...
Les 30 et 31 août, le conteur Lucien Gourong organise une grande cousinade pour évoquer la mémoire de Marie-Françoise Le Gurun, née en prison sous l'Empire.
Venues du monde entier, trois à quatre générations de Le Gurun et Le Roux se retrouveront sur la petite île de Houat pour participer à une grande cousinade les 30 et 31 août. Ils évoqueront ensemble le souvenir de leur ancêtre commun Marie-Françoise Le Gurun, plus connue sous le nom de la Parisienne.
Ouest-France, mercredi 20 août 2008 Lire la suite...
Veolia : les raisons d'un choix pour les îles
17/04/08
Lors de la prochaine session du
conseil général, les élus voteront sur la délégation de service
public pour la desserte de Houat, Hoëdic, Groix et Belle-Ile.
Mardi ou mercredi prochain, en conclusion d'un épais rapport, Jo Kerguéris, le président du conseil général, proposera aux élus de retenir la candidature de Veolia transport, pour la délégation de service public des îles, comme nous l'avons déjà précisé. Dans ce rapport, dans un premier temps, les élus ont fixé les règles du jeu.
Des règles générales d'abord avec la distinction entre quatre types
d'usagers : les insulaires, les résidents secondaires sur les îles,
les Morbihannais et les autres usagers. La mise en place d'un
système de tarification dégressive pour les personnes effectuant
des voyages fréquents et l'obligation de tarifs identiques pour une
même prestation sur chacune des îles.Des règles particulières pour
chaque île, ensuite. A Belle-Ile, l'objectif est de limiter le
nombre de camions transportés sur les navires rouliers pour laisser
suffisamment de place aux voitures. De même, doit être améliorer la
desserte des marchandises courantes. Deux services devront être mis
en place. Un régulier, assuré par les navires rouliers et un autre,
dédié au transport des marchandises sur palettes. Par ailleurs les
tarifs varieront selon la nature des marchandises transportées. Bas
pour le transport des marchandises de première nécessité ou les
périssables. Tarif haut pour les autres. Lire la
suite...
Mardi ou mercredi prochain, en conclusion d'un épais rapport, Jo Kerguéris, le président du conseil général, proposera aux élus de retenir la candidature de Veolia transport, pour la délégation de service public des îles, comme nous l'avons déjà précisé. Dans ce rapport, dans un premier temps, les élus ont fixé les règles du jeu.

Liaison avec les îles : « Du sang-froid ! »
17/04/08

Henri Thomas, un écrivain familier de Houat
29/02/08
Un article de Jérôme Garcin sur Henri
Thomas, dans le Nouvel Observateur du 28 février 2008.
Nous avons un article en projet sur cet auteur pour notre Revue des deux îles.
Voici publiés pour la première fois les «Carnets»
où un jeune homme de 20 ans, promis à une œuvre considérable,
consigne ses ambitions, ses désirs et ses lâchetés
Il fut l'homme des «Carnets» comme son ami et voisin du grand Ouest, Georges Perros, fut celui des «Papiers collés.» Car si Henri Thomas a écrit des romans, des poèmes, des essais et des nouvelles, s'il a traduit Shakespeare, Goethe, Pouchkine, Melville et Jünger, il n'a jamais laisse, tout au long de sa vie transhumante, de tenir des «Carnets». Pas un journal intime, non, des cahiers et calepins sur lesquels, sans se raturer, au plus près du temps réel et de la pensée volatile, il notait ses émotions, ses lectures, ses projets, ses rencontres, les lumières et les lieux auxquels ce paysagiste était si sensible.
Lire la suite...
Nous avons un article en projet sur cet auteur pour notre Revue des deux îles.

Il fut l'homme des «Carnets» comme son ami et voisin du grand Ouest, Georges Perros, fut celui des «Papiers collés.» Car si Henri Thomas a écrit des romans, des poèmes, des essais et des nouvelles, s'il a traduit Shakespeare, Goethe, Pouchkine, Melville et Jünger, il n'a jamais laisse, tout au long de sa vie transhumante, de tenir des «Carnets». Pas un journal intime, non, des cahiers et calepins sur lesquels, sans se raturer, au plus près du temps réel et de la pensée volatile, il notait ses émotions, ses lectures, ses projets, ses rencontres, les lumières et les lieux auxquels ce paysagiste était si sensible.
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Le cadastre de la France désormais consultable sur Internet
04/02/08
Les Français peuvent
désormais consulter le cadastre sur Internet. Le site
www.cadastre.gouv.fr a ouvert le 30 janvier
et permet de consulter le plan cadastral, ce document de référence
qui dresse l'état de la propriété du territoire national. Il est
également possible d'en éditer gratuitement des extraits.
Pour l'instant, seul le cadastre de trente départements français est disponible en intégralité. "L'ouverture sur l'ensemble des communes se fait de façon progressive. Les 600 000 feuilles de plan couvrant le territoire national seront disponibles à la mi-février", explique un communiqué du ministère du budget. "Le cadastre français restera bien sûr disponible dans les centres des impôts fonciers et dans les mairies", souligne-t-on à Bercy. La direction générale des impôts est responsable du site.
La recherche s'effectue sur le site par l'adresse précise de la parcelle, ou le référencement d'un lieu-dit. Il est ensuite possible de zoomer ou, au contraire, d'obtenir une vue plus générale d'un quartier ou d'une commune, de mesurer des distances, un périmètre, une surface, ou encore de dessiner des formes géométriques et d'insérer du texte. La version obtenue est imprimable en format A4 ou A3. L'usage de ces outils cartographiques dit "avancés" est assez simple et bien expliqué. "Par la suite, les usagers bénéficieront d'un service de commande en ligne des extraits de plan en grand format, sur support papier ou plastique, cédérom ou DVDrom, ainsi que par téléchargement de fichiers", a précisé le ministère.
LEMONDE.FR avec AFP
Pour l'instant, seul le cadastre de trente départements français est disponible en intégralité. "L'ouverture sur l'ensemble des communes se fait de façon progressive. Les 600 000 feuilles de plan couvrant le territoire national seront disponibles à la mi-février", explique un communiqué du ministère du budget. "Le cadastre français restera bien sûr disponible dans les centres des impôts fonciers et dans les mairies", souligne-t-on à Bercy. La direction générale des impôts est responsable du site.
La recherche s'effectue sur le site par l'adresse précise de la parcelle, ou le référencement d'un lieu-dit. Il est ensuite possible de zoomer ou, au contraire, d'obtenir une vue plus générale d'un quartier ou d'une commune, de mesurer des distances, un périmètre, une surface, ou encore de dessiner des formes géométriques et d'insérer du texte. La version obtenue est imprimable en format A4 ou A3. L'usage de ces outils cartographiques dit "avancés" est assez simple et bien expliqué. "Par la suite, les usagers bénéficieront d'un service de commande en ligne des extraits de plan en grand format, sur support papier ou plastique, cédérom ou DVDrom, ainsi que par téléchargement de fichiers", a précisé le ministère.
LEMONDE.FR avec AFP
Une pluie d'euros sur les îles du Ponant
04/02/08
Ouest France- Lundi 04 février
2008
Les îles bénéficieront d'un soutien financier appréciable de l'État et la Région. Elles sauront bien l'utiliser pour satisfaire leurs 16 000 administrés.
« Oui, agrandir une salle de cantine scolaire, c'est plus compliqué sur une île qu'ailleurs. Oui, mettre aux normes les équipements collectifs, c'est moins facile chez nous que sur le continent. Ça coûte aussi plus cher... » À Granville, lors de la 38e assemblée générale de l'association des îles du Ponant, il n'a fallu que quelques mots au truculent président belle-îlois, Jean-Yves Bannet, pour résumer une partie des problèmes dont est nourri le quotidien des élus insulaires.
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Les îles bénéficieront d'un soutien financier appréciable de l'État et la Région. Elles sauront bien l'utiliser pour satisfaire leurs 16 000 administrés.
« Oui, agrandir une salle de cantine scolaire, c'est plus compliqué sur une île qu'ailleurs. Oui, mettre aux normes les équipements collectifs, c'est moins facile chez nous que sur le continent. Ça coûte aussi plus cher... » À Granville, lors de la 38e assemblée générale de l'association des îles du Ponant, il n'a fallu que quelques mots au truculent président belle-îlois, Jean-Yves Bannet, pour résumer une partie des problèmes dont est nourri le quotidien des élus insulaires.
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Natura 2000 sur Houat et Hoedic : cela bougerait-il ? réunion avec le préfet le 28 janvier
14/01/08
Natura 2000. Les zones
maritimes aussi
Natura 2000, le réseau européen chargé, notamment, de la protection et de la valorisation du patrimoine naturel, va s’étendre aux zones maritimes. La Bretagne, et donc le Morbihan, sont concernés en première ligne.
D’ici le 1er juillet, date à laquelle elle doit prendre la présidence de l’Union européenne, la France, comme l’ensemble des autres États de l’Union, doit constituer, sur l’espace maritime, littoral ou insulaire, un réseau cohérent et suffisant de sites remarquables à préserver. En Bretagne, 530.000 ha de côtes sont concernés par cette extension.
Les territoires concernés
En visite mardi dernier sur la ria d’Etel, le préfet du Morbihan, Laurent Cayrel, a indiqué que les sites retenus dans le département étaient les quatre îles (Belle-Ile, Groix, Houat et Hoedic), la ria d’Etel, deux secteurs du Golfe (le fond du Golfe vers Noyalo, et le secteur de Locmariaquer), la rivière de Penerff et tout le périmètre de l’estuaire de la Vilaine jusqu’à Pénestin. D’ici la fin du mois, des réunions de concertation vont se tenir au niveau des territoires concernés avec les élus, les associations et les professionnels. Ces réunions sont fixées aux 28 et 30 janvier : le 28 au matin pour les îles, l’après-midi pour la ria, et le 30 pour le golfe et les secteurs sud. Ces concertations visent à définir les zonages et les orientations générales à transmettre au ministère de l’Environnement et du Développement durable.
Une gestion « intégrée » des zones côtières
Sur les protections à mettre en place, le préfet s’est voulu rassurant : « Il ne s’agit pas de figer mais de donner des perspectives d’évolution, avec des décisions prises dans un cadre global de compréhension entre maintien des activités et préservation. On pourra continuer à faire des parcs ostréicoles, à construire, mais pas n’importe comment ». Et Laurent Cayrel d’expliquer que jusqu’à présent, les différentes protections étaient plutôt sectorielles : la loi Littoral pour l’urbanisme, les Znieff pour l’environnement, etc. « La nouveauté, c’est un dispositif de gestion du milieu dans l’optique du développement durable. Il s’agit de passer d’une démarche de gestion des ressources à une gestion du milieu. C’est une gestion, pas un classement. L’objectif est de gérer mieux ».
Natura 2000. Les zones maritimes aussi
Le Télégramme - Brest, France
Natura 2000, le réseau européen chargé, notamment, de la protection et de la valorisation du patrimoine naturel, va s’étendre aux zones maritimes. La Bretagne, et donc le Morbihan, sont concernés en première ligne.
D’ici le 1er juillet, date à laquelle elle doit prendre la présidence de l’Union européenne, la France, comme l’ensemble des autres États de l’Union, doit constituer, sur l’espace maritime, littoral ou insulaire, un réseau cohérent et suffisant de sites remarquables à préserver. En Bretagne, 530.000 ha de côtes sont concernés par cette extension.
Les territoires concernés
En visite mardi dernier sur la ria d’Etel, le préfet du Morbihan, Laurent Cayrel, a indiqué que les sites retenus dans le département étaient les quatre îles (Belle-Ile, Groix, Houat et Hoedic), la ria d’Etel, deux secteurs du Golfe (le fond du Golfe vers Noyalo, et le secteur de Locmariaquer), la rivière de Penerff et tout le périmètre de l’estuaire de la Vilaine jusqu’à Pénestin. D’ici la fin du mois, des réunions de concertation vont se tenir au niveau des territoires concernés avec les élus, les associations et les professionnels. Ces réunions sont fixées aux 28 et 30 janvier : le 28 au matin pour les îles, l’après-midi pour la ria, et le 30 pour le golfe et les secteurs sud. Ces concertations visent à définir les zonages et les orientations générales à transmettre au ministère de l’Environnement et du Développement durable.
Une gestion « intégrée » des zones côtières
Sur les protections à mettre en place, le préfet s’est voulu rassurant : « Il ne s’agit pas de figer mais de donner des perspectives d’évolution, avec des décisions prises dans un cadre global de compréhension entre maintien des activités et préservation. On pourra continuer à faire des parcs ostréicoles, à construire, mais pas n’importe comment ». Et Laurent Cayrel d’expliquer que jusqu’à présent, les différentes protections étaient plutôt sectorielles : la loi Littoral pour l’urbanisme, les Znieff pour l’environnement, etc. « La nouveauté, c’est un dispositif de gestion du milieu dans l’optique du développement durable. Il s’agit de passer d’une démarche de gestion des ressources à une gestion du milieu. C’est une gestion, pas un classement. L’objectif est de gérer mieux ».
Natura 2000. Les zones maritimes aussi
Le Télégramme - Brest, France
