Association Melvan, patrimoine historique et naturel des îles d’Hoedic et de Houat. Dans la presse

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Modes et travaux - Août 2005, n°1257

« Alors aujourd'hui c'est la pêche au bar. » « Ah non, là je vais aux huîtres » Sur la petite île d' Hoëdic, 2,5 km, de longueur, 800 m de largeur et 119 habitants, on a décidément la belle vie. Un jour, c'est un bar de 3 kg qui s'égare au bout de la ligne, le lendemain, 5 kg d'huîtres que l'on ramasse sur les rochers à marée basse. Et dans l'air, l'odeur sucrée de la lande en fleurs et l'iode de la brise marine. Chez Jean-Paul, le meilleur restaurant d'Hoëdic (il n'en existe que deux), poissons et crustacés sont pêchés par Simon, l'un des cinq pêcheurs de l'île et le fils de la maison ; et si l'on croise un nageur sur l'une des nombreuses petites plages de l'île, on se dit qu'il y a décidément bien du passage en ce moment. Veut-on se tenir au courant des nouvelles du monde ? Il suffit de s'accouder au bar de la Trinquette, également dépôt de journaux. Rachetés par le Conservatoire du Littoral, les terrains sont à jamais préservés. Ici, la voiture est interdite et le téléphone portable, une curiosité. Le terrain de foot a des buts en filet de pêche et l'unique classe de l'école accueille quatorze élèves, de la maternelle au collège. Pour dormir, il faut réserver une chambre à l'hôtel Les Cardinaux, un emplacement au camping municipal ou une chambre dans l'un des gîtes ruraux.


Ouest-France du 20 juillet 2005
Inventaire d’archéologues à Houat

A l'initiative de l'association Melvan d'Hoedic. que préside Pierre Buttin, une dizaine d'archéologues sont, depuis lundi et jusqu'à la fin de la semaine, à pied d'oeuvre sur l'île d'Houat. Sous la responsabilité de Jean-Marc Large, docteur en archéologie, ils veulent établir un inventaire du patrimoine préhistorique ou historique de l'île

L'ouvrage édité par l'association Melvan en 2004 « Voyage d'un naturaliste dans les îles d'Houat et d'Hoedic » avait déjà fait une description des sept sites druidiques repérés et recensés en 1825 par le naturaliste Bachelot do la Pylaie. A partir de ces informations. l'équipe de Jean-Marc, après une première phase de débroussaillage, a dégagé un duo de gisants, remarquables par leur grandeur. Un troisième, beaucoup plus imposant, déjà en partie mis à jour par Joseph Le Hyaric et qualifié comme. « le plus prometteur » aux yeux des spécialistes, sera privilégié quand le moment des fouilles sera venu.

De l'avis du responsable de l'équipe « c'est sur le plateau du Menhir, sous les pieds des chevaux qui y pâture, que se jouent 5 000 ans de l'histoire de Houat, du néolithique au présent ! ». L'exaltation et la joie des découvertes sont complétées par celles, pas prévues au programme, de murets à parements, enfouis sous la végétation. « Il faut redonner de la mémoire afin que les îliens se réapproprient leur passé », un passé qualifié d'une richesse incomparable par Jean-Marc Large, pour qui tant de choses restent à découvrir. « Mais il faut absolument que cessent les fouilles sauvages faites par curiosité, totalement interdites par la loi » s'insurge en colère, le docteur es archéologie. Une curiosité qui a ses yeux, a déjà commencé a déposséder la communauté et le collectif d'un moment de l'histoire.


Le Chasse-marée N°174, décembre 2004
Melvan, la revue des deux îles

Créée à l’initiative d’une poignée d’érudits – îliens de souche ou résidents secondaires – réunis par Pierre Buttin, l’association Melvan s’est donné pour objectif de défendre le patrimoine histo¬rique et naturel des îles d’Hoedic et de Houat. A ce titre, elle a publié Voyage d’un naturaliste dans les îles d’Houat et d’Hédic, 1825-1826, une monographie inédite de Jean-Marie Bachelot de la Pylaie présentant la vie quotidienne des îliens au début du XIXe siècle.

Et voici que paraît le premier numéro de Melvan, la revue des deux îles, publication annuelle dont l’éclectisme du sommaire et le sérieux des contributions raviront à la fois les amoureux et les spécialistes les plus exigeants. Le lecteur passe ainsi de l’archéologie terrestre (« du galet au dolmen » à Hoedic) et maritime (étude du site du naufrage de la flûte Le chariot au Sud d’Hoedic), à la géographie humaine (histoire de la propriété à Houat ; surnoms hoedicais), l’histoire maritime (les pêches au feu en l’an VII de la république ; les liaisons maritimes entre les deux îles et le continent), l’écologie (la flore patrimoniale de Houat et Hoedic ; l’observation de l’avifaune à Hoedic, sans oublier la littérature (Le naufrage du « Monte-Christo » de Jean Mistler, L’ Ile des pingouins d’Anatole France).

Ceux qui ont abordé ces îles dans les années soixante à bord du Notre-Dame de Confort, une vedette de 15 m où s’entassaient pêle-mêle marchandises et passagers, se souviennent qu’à l’époque les deux îles voisines se jalousaient cordialement ; il fallait choisir son camp, comme son équipe de foot. Les temps ont changé, le port d’Argol a été construit, facilitant les échanges, cautérisant la vieille rancœur du « petit canard » laissé pour compte. Aujourd’hui, il est permis d’aimer pareillement les deux îles et d’en faire un même objet d’étude, comme en témoigne le travail remarquable de Melvan.
Melvan, 56170, Île de Hoedic


18-nov-04
Les adieux du Taillefer 2 :

Atelier bouilleur de selLe caboteur, qui assurait la liaison Vannes-Belle-Ile, part au Bénin.
Vendredi, le caboteur Taillefer 2 mettra définitivement le cap sur l'Afrique et le Bénin, avec une cargaison de produits humanitaires. Un véritable adieu au Golfe du Morbihan et aux îles qu'il a desservis pendant vingt-cinq ans, remplacé depuis juillet par un grand frère tout neuf. Le long du quai du port de commerce à Vannes, le Taillefer 2 a ouvert une dernière fois ses entrailles, hier mercredi.


Pour transporter une cargaison inhabituelle, faite de produits humanitaires et agricoles. Pour une destination inhabituelle, Cotonou où il assurera du cabotage entre le Bénin, le Togo et le Ghana, racheté à la compagnie vannetaise Transport maritime côtier par un expatrié français vivant dans la capitale économique du Bénin. Un voyage qui prend des allures d'adieu au Morbihan où ce vraquier a navigué pendant un quart de siècle, jusqu'en juillet dernier, en assurant principalement la liaison Vannes-Belle-Ile.

« Le voyage va durer quatre semaines, avec des escales pour faire du carburant au Portugal, aux Canaries, à Dakar et si possible à Abidjan », explique Yves Le Scornec, commandant dans la marine marchande, qui va acheminer le navire sur son temps de congé. Avec un équipage de cinq hommes au sein duquel le mécanicien Jean Goasmat, aujourd'hui retraité à Belle-Ile, va reprendre tout spécialement du service. « Le « Taillefer 2 » faisait partie du décor entre le Golfe et Belle-Ile. Même s'il desservait aussi exceptionnellement Groix, Houat, Hoedic ou encore l'île d'Yeu, c'était surtout au Palais que chaque rotation était très attendue car nous apportions tout ce qui était vital pour le bâtiment à Belle-Ile », se souvient le mécanicien. « Quand il a été décidé d'enrober les routes de Belle-Ile, nous ne dormions plus : on effectuait des rotations sans arrêt pour apporter la matière nécessaire à la fabrication du bitume. »

 

Quatre fois le tour du monde

Trois heures de navigation quatre fois par semaine entre Vannes et Le Palais qui n'ont été entravées que seulement quelques fois, les jours de grande tempête. « Le patron Jean-Pierre Le Franc devait surtout calculer en fonction de la marée de façon à ne pas se retrouver avec trop de courant sur le nez à Port-Navalo et à avoir assez d'eau à quai à Vannes pour charger », assure Jean Goasmat. Chargé de produits du bâtiment à l'aller, le Taillefer 2 revenait de Belle-Ile souvent presque vide, avec seulement des emballages et palettes.

« Depuis 1979, ce vraquier construit à Glasgow a fait l'équilavent de quatre fois le tour de la terre. Sans lui, il n'y aurait pas eu de développement de notre entreprise et donc pas de « Taillefer 3 ». Aujourd'hui nous travaillons jusqu'à la desserte d'Ouessant. Même s'il est vendu depuis l'été, c'est un peu de nous qui part en Afrique », précise Hubert O'Neill, directeur de la compagnie Transport maritime côtier.

Plus long et plus grand que les 184 tonneaux de son aîné, le « Taillefer 3 » possède toutefois le même profil et les mêmes couleurs. L'image de son prédécesseur parti naviguer sur les mers équatoriales ne sera ainsi pas totalement oubliée.

Patrick CERTAIN. maville.com jeudi 18 novembre 2004



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