Le collège des îles du Ponant maintient son cap

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Quatre-vingt huit insulaires vont effectuer leur rentrée dans ce collège unique en France, éclaté sur six sites. Sein et Molène retrouveront chacune un élève en classe de 6e...
Trente-quatrième rentrée, mardi prochain, pour les enseignants du collège des îles du Ponant et leurs élèves. Marie-Élise Réa, 50 ans, la principale qui en a pris les commandes voici tout juste un an, est à pied d'oeuvre depuis plusieurs jours.
Elle réunira, vendredi, les vingt-trois enseignants appelés à exercer leurs compétences à Batz, Ouessant, Molène, Sein, Groix et Houat. L'occasion pour tous de préparer la nouvelle année et de découvrir des têtes nouvelles après la sortie de la vie active de deux collègues, fin juin.

88 enfants sur six îles

Riche idée que d'avoir donné naissance (en 1975) à cet établissement inter-îles sans équivalent dans l'Hexagone, dirigé au coeur de Brest par une petite équipe administrative. L'initiative en incombait aux élus du conseil général finistérien.
Au fil du temps, le collège du Ponant a connu des hauts - jusqu'à 130 inscrits - et des bas, au rythme de courbes démographiques généralement peu emballantes. « Pour cette reprise, observe Mme Réa, les effectifs seront stables. Quatre-vingt-huit enfants (1) sont inscrits. Dont un à Sein et un autre à Molène, en classes de 6e, alors qu'on n'y comptait plus d'élève en septembre 2007... »
La principale a choisi l'île de Batz pour faire elle-même sa rentrée sur le terrain. Batz, face à Roscoff, où les classes compteront seize collégien (ne) s, contre neuf, l'an dernier ; dont six en 6e. Batz, où Marie-Élise Réa découvrira le nouveau CDI (centre de documentation et d'information) financé par l'assemblée départementale du Finistère. Pendant ce temps, à Groix, dans ce qui fut naguère une salle des fêtes, des entreprises mettent la patte finale à ce qui deviendra, à la Toussaint, un CDI et un espace audiovisuel.
Les nouvelles technologies ont pris de l'importance pour les scolaires des îles. Internet et les visioconférences permettent, en effet, d'assurer du télé-enseignement. De réunir autour d'un même programme des collégiens dispersés dans la Manche ou l'Atlantique.
Pour être structurellement hors normes, l'établissement s'efforce néanmoins d'offrir aux élèves de nouveaux horizons. Il y aura encore certainement une excursion à l'étranger, au printemps, pour les 4e et 3e. « En Espagne ou en Belgique », pense la principale. Et puis aussi une semaine sur le thème de la voile et du développement durable, dans le port brestois du Moulin blanc. Pas de quoi envier donc les collégiens du continent.

Alain GUELLEC

(1) Seize à l'île de Batz, dont six en 6e ; quarante et un à Groix ; douze à Houat (en comptant des Hoedicais) ; dix-sept à Ouessant ; un à Sein et un à Molène.
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