La Revue des deux îles 2021

De nouveaux thèmes sont explorés cette année dans 7 articles parmi lesquels : l’analyse d’une fiction anonyme du XIXe siècle se déroulant sur l’île de Houat, où l’identité de l’auteur se laisse deviner en filigrane l’émergence des deux îles dans l’histoire de la cartographie ; le récit du « sauvetage » du phare des Grands Cardinaux ; une analyse paysage de l’île d’Hoedic.

Par ailleurs, deux articles concluent une étude de longue haleine, apportant un éclairage nouveau sur une période de l’île d’Hoedic mal comprise, bien que récente, ayant résulté en l’émigration de plus de la moitié de sa population dans les années 1930.
Une première partie rassemble des témoignages de familles émigrées et la deuxième propose, sur la base de diverses sources contemporaines, une compréhension du contexte de l’émigration, la raison de ces départs en masse. Se rattachant à cette époque, l’analyse du recensement d’Hoedic de l’année 1896, exceptionnellement conservé dans les archives de la paroisse, donne un aperçu fort intéressant de la structure de la population au début du XXe siècle.

Des origines de la cartographie aux îles d’Hoedic et de Houat

Paul Buttin

L’histoire de la cartographie en Occident, brossée rapidement à travers ses évolutions marquantes depuis l’antiquité jusqu’à la Renaissance, laisse apparaître une première fois les îles d’Hoedic et de Houat dans une carte de Bretagne du XVIe siècle. Le trait de leur contour est alors grossier et peu représentatif. Il s’affine dans les cartes marines du XVIIe siècle, avec l’apparition d’une toponymie. C’est finalement dans les cartes de Cassini (1787), de Beautemps-Baupré (1829), puis dans la carte d’état-major (1848) que l’on retrouve le contour que nous leur connaissons.

Le Royaume d’Houat

Christine Hartemann

Le Royaume d’Houat est dans le domaine littéraire la première fiction romanesque connue à ce jour ayant pour cadre Houat. Le roman nous transporte sur l’île au XIXe siècle, et nous conte les aventures et les démêlés d’un recteur avec ses ouailles. On ignore pourquoi l’auteur a choisi de rester anonyme. L’étude du texte permettra-t-elle de formuler quelques hypothèses à ce sujet ?

L’association Phare des Grands Cardinaux : une belle aventure

Véronique Malamitsas

Inauguré le 1er janvier 1880, après 2 ans de construction, le phare des Grands Cardinaux avait besoin d’un sérieux ravalement. C’est ce qui a été réalisé par le service des Phares et Balises de Lorient, suite à une campagne de communication et d’information menée par les amoureux du phare réunis dans l’association « Phare des Grands Cardinaux ». Fraîchement repeint et avec sa lanterne pour la première fois entièrement restaurée, le phare hœdicais commence une nouvelle vie, protégé désormais par une inscription sur la liste des Monuments Historiques.

Le paysage à Hoedic, pour une approche globale des projets d’aménagement

Bastien Bonneau

Profondément transformée depuis les années 1960 avec la disparition d’un mode de vie traditionnel, l’île d’Hoedic est à présent sous pression d’une forte fréquentation estivale. Par son approche transversale, l’analyse paysagère permet d’apporter une vision globale aux questions d’aménagement. Des sites remarquables de l’intérieur de l’île méritent d’être valorisés, leur fréquentation accrue pourra contribuer à délester un sentier littoral fragile et surfréquenté.

La Grande émigration hoedicaise, les émigrés (I)

Pierre Buttin, Bernard Audollent, Chantal Audollent

Entre les deux guerres, de nombreuses familles ont été amenées à quitter Hoedic pour le continent, le plus souvent à La Turballe. En 20 ans, l’île perd 230 habitants (57 % de sa population), une véritable hémorragie pour cette petite collectivité insulaire. Dans une première partie (I) nous sommes allés à la rencontre des émigrés ou de leurs descendants pour collecter leurs témoignages. Une deuxième partie (II) tente de décrypter le contexte insulaire qui a entraîné ce flux important de départ que n’a pas connu l’île sœur de Houat et qui fait suite à un cycle de prospérité lié au homard. 

Le Cycle du homard et la Grande émigration hoedicaise (II)

Pierre Buttin

Entre les deux guerres, de nombreuses familles ont été amenées à quitter Hoedic pour le continent, le plus souvent à La Turballe. En 20 ans, l’île perd 230 habitants (57 % de sa population), une véritable hémorragie pour cette petite collectivité insulaire. Dans une première partie (I) nous sommes allés à la rencontre des émigrés ou de leurs descendants pour collecter leurs témoignages. Une deuxième partie (II) tente de décrypter le contexte insulaire qui a entraîné ce flux important de départ que n’a pas connu l’île sœur de Houat et qui fait suite à un cycle de prospérité lié au homard. 

Aperçu de la population d’Hoedic au tournant du XXe siècle

Pierre Buttin

L’exploitation des données enregistrées dans le recensement de l’île d’Hoedic pour 1896, retrouvé dans les archives de la paroisse, donne un bon aperçu de la structure de la population d’Hoedic à la fin du XIXe, période de relative prospérité pour l’île.

Notes de Melvan

  • Le menhir du Phare à Hoedic ou le syndrome de Nessie — Jean-Marc Large
  • Naufrages autour de l’archipel — Archives
  • « Raz-de-marée » de 1924 — Pierre-Marie Le Bilboul
  • Une utopie du Morbihan : le port de César — Pierre Buttin
  • Dératisation pilote de l'île d'Hoedic — Louis Dutouquet
  • Une curieuse statue de sainte Anne à Hoedic — Arnaud Le Dru

Format 16x24

ISSN : 1768-5834 - ISBN : 978-2-9520979-6-3

Prix : 20,00 €

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